C’était le samedi de la Japan expo. Alors que nous entrions avec un ami journaliste que je m’étais fait dès le premier jour de la convention, ce dernier me conseilla d’interviewer un certain stand. Il m’emmena au stand en question où je rencontrai Ayuumiko ( https://www.instagram.com/ayuumiko/ ) et fixa une interview au lendemain matin.
C’est donc dimanche matin que j’arrive dès l’ouverture de la Japan expo sur le stand d’Ayuumiko, qui est situé dans le hall central, dans la zone des artistes indépendants à droite de l’entrée, derrière le stand des éditions Ototo pour ne citer qu’eux.
En arrivant, je la découvre en compagnie d’une assistante, Serra Luzaria (https://x.com/serraluzaria), qui est venue l’aider pour le week-end.
Je n’ai pas trainé une fois les présentations faites et ai commencé l’interview.

Ses débuts en tant que mangaka

C’est à 14 ans que Ayuumiko a publié son premier manga « The Little reaper » sur le site de Mangadraft. Celui-ci a été lu plu d’un million de fois, ce qui a convaincu sa créatrice d’aller plus loin. Ses premières illustrations datent cependant du temps où elle avait 6 ans, pour une histoire se nommant « Mimolette et le Loup ». J’espère que le loup a connu un meilleur sort que celui du livre « le Petit chaperon rouge ».

Mais revenons à nos moutons. Nous, auteurs, mangakas, et plus généralement tous les artistes, avons tous une raison ou plusieurs de créer. Quelle était celle d’Ayuumiko ?
C’est l’ennui qui l’a poussée à se lancer dans l’écriture de son manga. Elle écrivait deux pages par jour. Ses inspirations étaient les genres Seinen, Josei, Shojo et Magical girls.

Son manga « The Little Reaper » était un essai. Etant plus « professionnelle », Ayuumiko a donc fait son second manga qui se nomme « Sunrise project ».
Il est à noter que « The Little Reaper » s’adresse à un public plus jeune, entre 6 et 8 ans alors que « Sunrise projet » s’adresse aux 15-20 ans.

Elle a aussi fait un opening pour « Sunrise project » avec l’aide d’autres personnes.

Un talent inspirant

Sa première convention a été la Japan Expo de 2021. Elle y a été invitée par JennyMiki ( https://www.instagram.com/jennymiki_/ ), l’auteure du livre « Le Cercle de l’étrange », qui lui a donné une place sur son stand.

Ayuumiko a actuellement 23 ans et Serra Luzaria, son assistante, dit d’elle qu’elle est une source d’inspiration pour les jeunes de son âge et qu’elle montre qu’il est possible de faire de grandes choses !

Une mangaka qui s’auto-édite !

Ayuumiko s’auto-édite, comme l’auteure de « Maliki » à ses débuts. Pourquoi ne passe-t-elle pas par les maisons d’éditions ? C’est assez simple quand on y réfléchit. Imaginons que vous ayez présenté votre premier livre à une maison d’édition et qu’elle soit d’accord pour l’éditer, viennent alors les négociations. La maison d’édition va vous indiquer une rémunération par ouvrage vendu, par pallier (exemple : 50 centimes par livre vendu pour les 1000 premiers livres vendus, 1 euro du 1001 au 5000ème, etc). Avec une telle rémunération, personne ne peu vivre. Ainsi, vous allez tenter de négocier une meilleure rémunération mais qu’avez-vous à leur proposer en contrepartie? La maison d’édition vous fournit son lectorat, c’est elle qui s’occupe de l’édition de A à Z de votre livre, de la publicité, etc. Vous n’avez rien pour faire pression sur elle. La solution si vous êtes sûr de la qualité de votre ouvrage est donc l’auto-édition !

Son avis sur la Japan expo 2025

Ayant choisi le stand dit « professionnel », celui-ci lui a coûté 1460 euros en prenant en compte le coût du parking.
Elle trouve que l’ambiance de cette Japan expo est bonne, très sympathique et que l’entraide entre exposants y est.
Quand je l’ai interviewée le samedi matin, elle avait déjà rentabilisé ses frais.
Son produit le plus populaire est son manga Sunrise project, plus particulièrement le tome 1, ce qui est normal puisque c’est sa création littéraire la plus récente.


Cependant, il serait faux de réduire Ayuumiko à seulement son rôle de mangaka. Elle crée aussi des produits dérivés. Il y a en effet sur son stand des pin’s, marque-pages, illustrations et porte-clés.
Elle m’a également indiqué qu’elle proposait des goodies exclusifs sur son Ulule, une fois par an.

Les dernières informations

Ayuumiko m’a appris qu’elle a fait un préquel nommé « Génésis », un one-shot de 16 pages, pour un futur manga qui se nommera « Deathire » ( Jeux de mot avec « desire »). Elle a fait ce préquel car un concours Manga draft a été organisé récemment.

Après demande de ma part de connaître le tome préféré d’Ayuumiko et celui de Serra Luzaria, ces dernières ont choisi le même: le tome 4 de Sunrise Project.

J’ai aussi appris en parallèle que le coût de production d’un tome était de 12 euros. Il faut aussi en moyenne 6 mois à Ayuumiko pour sortir un tome ( l’écrire, dessiner, etc ).

L’information qui m’a le plus surpris est celle reçue quand j’ai demandé si elle vendait la « bannière » qui était derrière elle, ce qu’elle appelle « bâche ». Pour l’instant, ce n’est pas au programme mais la précédente s’est vendue pour 900 euros.
Celle qui se trouvait sur son stand avait le personnage principal de son manga Sunrise project : Erin Dalverick.

Enfin, pour clore cette interview, j’ai appris que la jaquette du tome 5 de Sunrise project serait avec du vernis sélectif. J’avais promis de ne pas publier l’article avant que cette information ne soit rendue publique par Ayuumiko en personne, c’est chose faite !

Après l’interview, j’ai payé 5 euros pour lancer des dés et laisser la chance décider de ce que je gagne comme lot. La chance n’a pas été au rendez-vous mais je suis reparti avec quelques goodies sympathiques et un carnet de notes bien rempli.

Merci encore à Ayuumiko et Serra Luzaria de m’avoir accordé de leur temps.

Article écrit par Shizuo ( https://www.instagram.com/shizuo_lecteur/ )

Une autre interview par ici : https://otakusmafiaworld.fr/japan-expo-interview-de-remygouxprod/

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