Par Ryu Shijou Le
Manga
Et si je vous disais qu’il s’agissait de la même personne ?

Switch Girl

Détails généraux :

Déclinaison :

« Switch Girl » est un manga qui a pu se voir adapter en drama ! Mais pas d’animé en vue pour celui-ci… Chose curieuse !

  • 25 tomes (Série terminée, 6.99€ le tome)
  • 2 coffrets collector (5 tomes par coffret, 35.25€ le coffret)
  • 1 coffret collector (1 tome + espace vide pour ranger les autres, 10.09€)
  • Une première saison d’OAV de 8 * 30min (drama !)
  • La seconde saison d’OAV de 8 *28min (drama !)

crédit :

Manga en france : Delcourt/Tonkam, Manga au Japon : Shueisha, Drama : Fuji TV (Japon) / Kazé (France).

Type :

Shojo

Genre :

Romance, Tranche de vie, École, Féminin, Conseils, Tuto vie/beauté, Style de vie, ados, amour, sexualité.

Auteurs :

Scénario et Dessin : Natsumi Aida.

Non… Ce n’est pas une Sailor Girl !

Synopsis

Officiel :

Nika Tamiya, 17 ans, est l’exemple type d’une lycéenne modèle. Elle est belle, courageuse, populaire, toujours bien coiffée, bien maquillée, bien habillée… Mais ce ne sont que les apparences.

Car une fois chez elle, Nika se relâche complètement. Elle passe en mode « off », qui consiste à être tout le contraire de ce qu’elle est au lycée : coiffure horrible, énormes lunettes, vilain jogging… Bien entendu, cela est tenu secret. Mais un jour, un nouvel élève arrive au lycée. Il s’agit de Arata Kamiyama, un garçon pas très sexy, portant de grosses lunettes d’intello.

Malheureusement pour Nika, ce nouvel élève va très vite découvrir son secret. Mais Arata, de son côté, cache également quelque chose : étant en réalité beau gosse, lui, préfère cacher cette image et passer inaperçu. Arata et Nika décident alors de protéger mutuellement leur secret.

Personnel :

Mode « ON » : Nika Tamiya, 17ans, bien peignée, vêtement à la mode, studieuse, élève belle et modèle, attirant tous les regards…

Mode « OFF » : Culotte de relâche, beige (faut éviter qu’on voit des fuites…), cheveux en chignon grossier, les pets peuvent sortir comme ils viennent…

Voici comment se comporte notre héroïne. Mais elle découvrira bien vite que non, elle n’est pas la seule dans ce cas de figure. Et si, elle c’est par choix, d’autres seront obligés de le faire pour éviter de souffrir d’un beau physique, voir même de harcèlement !

Mais… Que donnent deux êtres aux capacités « ON-OFF » ensemble ? Comment agir et vivre ? Au quotidien ? À l’école ? Ou même entre eux ?

Coucou ! Tu veux voir ma… Tête ?

Personnages :

Switch Girl nous offre un panel de personnages hétéroclites et des plus amusants… Jusqu’aux plus sérieux et bagarreurs…

Principaux :
  • Tamiya Nika : La tête d’affiche de notre série. On se fixera sur elle du début à la fin. (En dehors de l’un ou l’autre mini hors-série). Il y aura des hauts… Beaucoup de bas… Mais tout nous montrera les deux facettes d’une même pièce. Car Nika n’aura pas la vie facile, de part sa famille, ses amis ou même les délinquants et loubards du quartier jeune de la ville ! Mais seule sa meilleure amie est au courant de sa nature « Off ». Et Kamiyama Arata… Ne sera pas en reste.
  • Kamiyama Arata : Ado du même âge que Nika. Sera dans sa classe. Mais leur rencontre se fera au hasard d’un supermarché, lorsque Nika sera au dernier « level » du mode « Off ». Et, quelle ne sera pas sa surprise sur l’identité secrète et le physique d’Arata… Et l’amour frappe en un instant. Rapide et efficace. Mais les secrets sont légions dans le monde des ados. Quels sont ceux d’Arata ?
Secondaires/rivaux :
  • Ninohara Ryôko : Fidèle amie de Nika. Seule fille au courant du côté… Dégueulasse et disgracieux du modèle de la classe ! Elle est le contraire de Nika : Studieuse, sérieuse et toujours bien habillée/impeccable aux manières féminines. Connaît Nika depuis l’enfance. Le secret n’est pas un fardeau pour elle. Et sera même un lien indéfectible entre elles.
  • Queen Guenon : Ne cherchez pas son nom ! Il n’apparaîtra pas avant le 18ème tome. Principale rivale de Nika. Elle est une chipie… Mais deviendra vite une amie ! Et même plus… Se montrant par moments bonne conseillère pour Nika, à qui certaines choses de la vie de femme échappent…
  • Hirote Masamune : Tentera, avec une jalouse, de nuire à la relation entre Arata et Nika. Ira jusqu’à frôler le viol… Mais se fera battre à plate couture. Et remettre en place par Nino. Dont il tentera de s’attirer les faveurs.
Ensuite :
  • Kimoto Aka : Binoclard. Second élève studieux et binoclard avec l’arrivée d’Arata. Sera dans un premier temps antipathique envers Arata, mais verra ses sentiments évoluer… En amour ?
  • Someya Keiji : Fils de peintre connu, il fût un élève de Shuei (lieu où se passe l’action) et reviendra dans le lycée en temps que professeur ! Mais bon… Il semble bien décidé à instaurer un lycée sans relations intimes (Abstinence, pas se toucher entre élèves, pas de preuves d’affection, etc…). Chose que Nika ne pourra tolérer !

Vient aussi la famille de Nika ! Qui sont tous autant dans la mode du « ON-OFF ». Mais avec une particularité au moins… La mère sera en effet un vrai mannequin. Une femme ayant tout pour elle ! Le père, lui, sera fringuant, un homme parfait ! La sœur aînée, elle, ne semble que dominer un minimum ce « pouvoir » de famille…

Une affiche qui donne envie non ? Plus mode « ON » ou « OFF » ?

Évolution de l’histoire :

Dans « Switch Girl », la part belle est pour la féminité. Aussi, bien que pas spécialement versé dans l’art de défendre la femme, je vais devoir me montrer un minimum féministe. Désolé si cela en choque quelques uns… mais je n’ai pas le choix ! Et désolé si mes propos ne sont pas super féminins ou dans la défense… Mais ça va aller en s’améliorant !

La femme au naturel :

Quand je parle de femmes, beaucoup penseront à un objet de désir, une présence pour nous égayer la vie… Mais je dirai que non ! Il s’agit d’un être humain, et désolé de casser un mythe : Mais elles pètent et font caca aussi !

Voilà ! Le voile est enfin levé ! On va pouvoir passer à la suite. Nika passera son temps à déchirer les idées reçues, voir même les exploser à la dynamite !

Poil sur le téton… Nombril qui sent un peu… Le rasage du Mont-de-Vénus… Des sujets divers et variés seront traités.

Commencement :

Imaginez… La bombe du lycée, qui dans la vie sociale est un modèle sans nom… Modèle des canons de beautés actuels… Et dont les autres filles du lycée ne peuvent pas se passer pour une soirée, sinon les jeunes hommes ne viendront pas !

Elle s’isole… Et mange des aliments qui sentent aussi fort que du hareng mariné dans un mélange d’ail et de produits des plus odorants… Allant jusqu’à flatuler allègrement… Tout en se grattant une fesse. Joli tableau pas vrai ?

Et bien vous avez là le mode « ON » et le mode « OFF » dans les deux tableaux. Et Nika, notre « Switch Girl » devra jongler/switcher entre ces modes selon les moments, les endroits et l’entourage présent. Heureusement que son amie Nino lui permet de reprendre un moment sa personnalité propre. Mais elle n’a pas toujours été une switch… Et le tome 1 nous explique l’histoire : Déçue de ne pas trouver d’homme capable de l’apprécier malgré un petit surpoids, et des manières masculines… Et nous assistons à sa transformation. Cure dépilatoire, séance quotidienne d’inspection du corps (en mode OFF) et autres joyeuseté qui se passent dans la chambre d’une (jeune) femme pour convaincre un homme qu’elle est capable de lui plaire.

Mais derrière cet aspect… Cela ne cache-t-il pas un mal de vivre ? Et pas celui d’une femme spécialement… Mais d’une société ?

Derrière les magazines…

Il n’y aura qu’une plage de vêtements sales, de manières oubliées et de rêves brisés.

Mais que se passerait-il si un garçon faisait pareil ? Passait un moment à mentir sur sa beauté en se rendant laid… Alors qu’il est une bombe ? (Ouais… ça n’arrive pas, puisque le jeune mâle est vaniteux et préfère montrer ses muscles que son cerveau… mais soit). On en arrive à des moments où le garçon est brutalisé, martyrisé par de jeunes femmes… À la limite du viol ou de l’humiliation. Mais… Quid de la réalité ? Et bien… Ce sera bien le cas dans cette œuvre. On assistera à la brimade du côté « moche » de la société. Il faudra mettre de côté de gros aprioris et se mettre à la place de jeunes ados. Sinon votre vision sera trop altérée.

Et donc ? L’histoire ?

Il s’agit d’une slice of life. Soit d’un suivi de personnage dans sa vie de tous les jours (avec quelques épisodes sur ses amis, sa famille, etc…) mais l’idée poussera ce concept loin ! Très loin !

  • Toilette
  • Épilation
  • Relation intime
  • Pensées
  • Amour
  • École
  • Chambre personnelle
  • Nuit d’amour (espérée ou passée)
  • Espoirs, bonheurs, pleurs, malheurs, etc…

« Switch Girl » va donc suivre une jeune femme qui sera naturelle dans de longs moments de sa vie… Mais une fois dans un cercle social hors du « périmètre de mode OFF », elle switchera avec son mode « ON » et ainsi se fera bien voir. Il y aura donc aussi des moments de sécurité… Comme de danger. Qu’ils soient vis-à-vis de ses modes… Ou de son intégrité physique. Malgré le ton léger de cette série, les sujets seront plus que sensibles, véridiques et journaliers.

Bien sûr que les filles font caca !

Avis :

Trop réaliste ?

On pourrait reprocher cela à « Switch Girl »… Je dis « pourrait », mais je ne le ferais pas ! Que cela soit au travers de l’attitude des personnages (Nika, Queen Kong, Masamune…) qui vont simplement vivre (même avec le 4ème mur parfois brisé) ou les interventions de l’auteur au travers du courrier des lecteurs ou même ses « Explications des termes »… On approche une vie réelle sur papier.

Mentalité et psychologie :

Les héros et personnages ont du caractère, et à revendre. Chacun propre à lui-même. Et ça fait du bien ! Fini les stéréotypes, finit le profil tout fait. Le personnage naît et vit. Il développe son propre caractère, grandit et mûrit avec la joie et les peines. Il traversera des difficultés (parfois on y assistera à l’instant même… d’autrefois un flash-back) ou des joies (de même) et va évoluer en conséquence, sans partir dans des clichés…

On parvient quand même à ressentir que Nika est bien inspirée de l’auteur… Ceci au travers des diverses interventions de l’auteur dans les pages libres des mangas (Et switch girl avouée).

Physique

Chose assez rare pour le signaler, les personnages vont évoluer aussi bien mentalement que physiquement. Le récit se passant sur 1 à 2 ans, on les voit changer. Attention, on reste sur des ados, donc on ne verra pas une réelle évolution physique au sens propre du terme. Mais l’évolution sera subtile…

Entre le mode « OFF » de Nika qui sera différent du début de l’aventure : Il est un peu enfantin, des couleurs et des goûts… Discutables, il se verra un peu plus mature. Car même si en étant « OFF », il faut qu’il plaise à son compagnon… Et il en va de même pour Arata, qui se verra un côté « OFF » apparaître à la maison (au grand damn de Nika).

Et on pourra assister à diverses transformations de la mère et du père aussi. Preuve de l’âge avançant dans le manga. (Même si ce ne sera que pour des pages gags ou un petit élément de l’histoire en cours)

Les explications de l’auteur

Il n’est pas rare de tomber, au détour d’un chapitre sur des « Explications » ou des « Réponses au courrier des fans ». Classique me direz-vous ? Pas autant que vous le pensez…

En voyant l’image de l’auteure, on a beaucoup de mal à l’imaginer faisant des choses « contre l’image féministe »… Pourtant… Arracher un poil et l’ausculter jusqu’au bulbe, manger du natto et des poissons marinés fortement odorants (considéré « pour vieux »), des vêtements hors mode/totalement rapiécés… J’en passe et des meilleurs dans les exemples, tant le courrier est lui-même plus explicite que moi et mes paroles…

Pourtant… rien de graveleux ! Que du bon sens ! Des conseils d’une femme à une autre… Voir par moments d’une mère à une jeune femme… Cette œuvre respire l’entraide et la bonne famille.

Général :

Je ne saurais que conseiller cette œuvre à qui voudra passer un moment de détente, mais aussi « apprendre » un peu plus sur l’univers féminin (les efforts qu’elles font au quotidien, leurs attentes, besoins, questionnement, etc…) mais aussi adolescent. Car c’est une œuvre un peu… « fourre-tout ». Qui reste, cependant, bien ficelée. Quelques digressions et chapitres « hors-sujet » mais on retrouvera le caractère des personnages intégralement repris et pas modifiés pour les besoins de cette histoire.

Quant aux jeunes femmes qui me lisent… n’oubliez pas que même les hommes ont leurs doutes. Et comme répètera souvent l’auteur dans les réponses aux courriers « Prenez votre temps, peu importe pour quoi faire ».

Sacré double-face non ? Elle aurait mérité sa place dans un « Batman » crossover.
Mot de la fin :

Plus côté pile ou côté face ? Allez-vous tirer la pièce ou faire confiance à votre cœur ?

Envie d’une lecture où le destin est moins immuable ? Où la vie est déjà prévue dès le départ ? Où gentil et méchant sont des notions… Dystopiques ? Manguy vous fait la critique de « Distopiary » : https://otakusmafiaworld.fr/distopiary-une-humanite-parametree/

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Amateur de manga de tout style... Du Hentaï au Shojo pour jeune fille... Je ne me base pas sur un auteur ou un style pour lire... Mais sur le scénario avant tout. Grande base personnelle en tome lu et possédé, je parlerai des oeuvres avec un regard commun. Je ne suis pas un pro de la critique ni de l'analyse... Mais je resterai impartial !
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