Par Ryu Shijou Le
Manga
3 Tomes et puis s’en vont… Mais du feu !

Pinsaro Sniper

Détails généraux :

Déclinaison :

Disponible uniquement en tome, Pinsaro Sniper sera disponnible en France :

  • 1 tome (Série en cours, finie en 3 tomes. 6.95€/tome).

crédit :

Publié dans la collection « Daitan« , nouvelle collection se différenciant des codes purs shonen/shojo de la collection principale « Meian Editions » (qui reste la maison d’édition).

Type :

Seinen

Genre :

PEGI -16, sexe, tueurs, assassins, tueur à gage, femme fatale, tueuse, drame, sexualité, crimes.

Auteurs :

Dessin/Scénario : Tabe Koji

Je vais quand même pas tout dévoiler dès la 2ème photo…

Synopsis

Officiel :

Le jour, Yuki Kaidô est une simple employée de bureau qui travaille dans une petite entreprise. Mais lorsque le soleil se couche, elle bascule vers le trafic de ses charmes, dans un « pink salon », une sorte de club un peu spécial…
Cette seconde fonction n’est en fait qu’une couverture pour son activité de tueuse à gages ! Surnommée Pinsaro Sniper, elle lutte à sa façon contre un monde corrompu par l’argent et l’ambition, armée de son fidèle fusil à lunette.

Personnel :

Employée de bureau qui travaille sérieusement, elle se donne corps et âme à la satisfaction de ses clients la nuit tombée dans un « salon rose »… Vous l’aurez deviné, Yuki Kaidô de son nom, a un double emploi… Voir même un triple emploi. Laissez-lui votre corps, homme ou femme, et faites votre demande en lui demandant de tuer la personne que vous avez dans le collimateur (que cela soit parce qu’ils vous ont escroqué, volé, brutalisé, violé ou violenté ou peu importe encore la raison !) et vous voilà exaucé… Sa mort sera programmée au moment de votre jouissance !

Et votre réparation… Sera sa mort grâce à notre Pinsaro Sniper.

Voilà qui donne envie… De prendre les armes à la main non ?

Personnages :

Dans Pinsaro Sniper, les personnages seront énigmatiques. À part le personnage principal dans le premier tome parût à l’heure actuelle, les autres seront des plus secrets et distants. Mise à part leur proximité avec elle… Rien ne transpire dans cette relation.

Principaux :
  • Yuki Kaidô : Jeune femme active le jour, en tant qu’employée de bureau, sa vie peut paraître banale. Mais il n’en est rien, outre son travail de travailleuse du sexe dans un « Salon Rose » (oui, on parle de prostitution volontaire), on va la retrouver comme Tueuse à Gage. Il suffit de se rendre au salon, faire la demande et avoir un rendez-vous : Pendant qu’elle s’occupera de vous corps (surtout !) et âme… Racontez-lui votre malheur et exprimer à voix haute qui elle doit tuer… Et à votre jouissance, considérez cette personne comme morte de la main de la Pinsaro Sniper.
Secondaires/rivaux :
  • Je ne donnerai pas de nom ici aux personnages de second plan, ceux-ci étant hétéroclite et très différents les uns des autres. Je parle ici des personnages devant être tués par Yuki, tout autant que les protagonistes à l’origine des contrats. Nombreux et de passage… Retenir leurs noms ne serait pas probant. Cependant, il n’est pas impossible de voir re-venir l’un d’eux ou le voir devenir à son tour la cible d’un contrat… Un arroseur arrosé macabre serait tellement drôle…
  • Les collègues exécuteurs : Ici on parlera des deux compères gérant la boîte « Rose » et les contrats. Tout comme les collègues de travail, il s’agira de faire-valoir, mais qui auront quand même un rôle dans certains chapitres. L’un d’eux, nommé Kôhei, aura même un rôle central et sera sauvé par Yuki… Sans qui, la mort lui aurait donné le dernier baiser… Mais le second collègue, Reizaburô, sera les muscles purs et durs de ce trio tandis que l’autre sera la tête pensante et le « Geek » (espionnage, data-mining, recherche d’infos et autres…).
Ensuite :
  • Les collègues de bureau de Yuki : une indépendante et l’autre qui recherche à tout prix un bon parti et demeurer femme au foyer. Elles seront la petite touche « amusante » de chaque chapitre. Les coïncidences seront quand même nombreuses… (Pour exemple : L’une des collègues se fait voler un sac à main et le voleur en question sera l’un des dépositaire de contrat pour tuer le mec sous le joug duquel il est !) mais elles seront des entrées en matières sympathiques contrastant avec l’univers sombre. Au premier tome, on ne connaîtra que le nom de Mégumi, la seconde collègue devra attendre.
  • Kashin Kojima : Le plus mystérieux de tout les personnages de cette saga. Patron des tueurs à gage, il semble garder un œil partout et nulle part à la fois : Police, Gouvernement, Politique et « boîte Rose »… Même les anciens membres partis de l’organisation ne semblent pas lui échapper. Comment fait-il ? Comment s’y prend-t-il ? Et avec qui ou quoi… ? Autant de mystères, de secrets et de réponses que nous n’aurons probablement jamais…
Un style plus traditionnel et charmant… D’autant plus mortel !

Évolution de l’histoire :

Pinsaro Sniper est… Une œuvre cocasse. Je n’ai eu besoin que d’une seule lecture pour cette œuvre, mais j’avoue qu’elle m’en a mis plein les yeux ! (Et c’est pas peu dire…).

Le graphisme :

Une chose dont je parle très rarement, mais là, je me dois de le souligner : Le graphisme est SU-BLI-ME !

On retrouve une touche de noirceur tendrement rehaussée de blanc. Une teinte à mi-grise qui donne des contrastes à couper le souffle et sont rarement atteint. Certains y verront une touche comme dans les « Cobra » (Manga entre 1978 et 1984) ou encore de certains « Comics » les plus sombres de l’époque. Et… Cette patte graphique est tellement belle !

De plus, elle ajoute à l’œuvre complète une nuance touchante, nous rappelant que le monde n’est ni noir, ni blanc… Mais obscur et dans un brouillard sans nom ni profondeur.

La traduction :

Nous l’avons su pendant des années, la traduction et la franconisation font des ravages. Non pas par choix, mais de par les cultures différentes et le public. Prenons le fameux numéro « 4 » souvent utilisé dans ce manga :

Lors de votre arrivée dans le « salon rose », vous devrez patienter. Yuki Kaidô arrivera après avoir été appelée au « Numéro 4 ». Mais quelle importance me direz-vous ? Simplement que le 4 est, au Japon, très peu utilisé car il peut se prononcer comme le mot « Mort » dans l’une des façons de l’écrit (kanji et compagnie). D’où le fait que la traduction est ici, non pas au service de l’œuvre, mais à son déservice. Il s’agit toutefois ici d’un soucis de culture, non pas de traduction à proprement parler (Et maintenant que vous savez pour ce numéro 4, gardez-le en tête pour ce genre d’œuvre et d’histoire).

Et donc l’histoire dans tout cela ?

Le principe sera le même à chaque chapitre :

  • 1 : On amène la scène qui annonce le début de l’histoire : Un vol, une affiche contre les cyber-danger, la vue sur une personne affamée…
  • 2 : L’arrivée à la « boîte rose » et Yuki est convoqué au « 4 ».
  • 3 : Le client raconte son histoire lors d’une session de sexe torride (homme ou femme !) avec Yuki et au moment de jouir, il lui demande de le tuer !
  • 4 : Une réunion entre Yuki, Kôhei et Reizaburô a lieu, où le plan pour l’exécution est mis en place.
  • 5 : On assiste à l’exécution.
  • 6 : Se termine la scène première, avec soit une petite blague, soit une morale rapide et bien placée
  • 7 : On passe au prochain chapitre.

Répétitif ? Lassant ? Usant ? Point du tout !

Pinsaro Sniper arrive à jongler avec quelques changements de procédure sur ces chapitres. On voyage, on jongle. Même si la lumière fait place à la nuit, la nuit fera place à la lumière sans changement d’ordre n’est-ce pas ? Et bien c’est le même principe. Mais de même que la pluie peut obscurcir le jour, la pleine lune peut illuminer un ciel noir ! Et c’est ainsi que l’auteur va jouer avec le lecteur alternant jour/nuit et pluie/pleine lune.

Une ambiance de « Cobra », peut-être du « Nicky Larson »… On en redemande !

Avis :

Ce n’est que du sexe !

STOOOOP ! Arrêtez-tout !

OUI ! Il y a du sexe, et même… Beaucoup ! En même temps… Les mots « Pour public averti » ça ne sert pas à rien ! Maintenant que c’est clair parlons de cela : La sexualité.

De nos jours, avec les mouvements, les groupes et j’en passe, il est dur de parler de sexe sans paraître misogyne, anti-tout (et rien) et être aussi malaisant que c’est possible, alors je serais sans détour : Ça fait de bien de voir une femme dans sa plus belle tenue : La nudité ! Et elle sait en jouer. Que cela soit pour le plaisir du client, ou son travail plus conséquent de tueuse à gage lors de sa récolte d’informations… Elle est une femme et ne recule devant rien.

Comprenez mes mots : Je ne dis pas que la femme dans ce manga est belle. Je dis qu’elle est belle au travers de son assurance, de sa façon d’être et de son aisance ! Qu’elle soit derrière son bureau, sur une verge ou avec une arme à la main, en jouer est son terrain de chasse…

Plusieurs facettes :

Pour cette partie, je ne vais faire que citer le manga, et cela prouvera bien des choses en une seule phrase :

Cette ville ne dors jamais,

La nuit, elle montre plusieurs visages, tout comme les femmes…

Lequel de ces visages est le vrai ?

Je ne saurais pas le dire, ce soir encore la nuit sera longue…

Pinsaro Sniper, tome 1, chapitre 1.

J’espère que vous comprendrez la raison de cette citation avec les différents éléments de cette analyse.

Et donc ?

Et donc… Donc… ? Je vois que j’ai déjà perdu pas mal d’entre vous qui ont sauté directement à cette partie pour savoir ce qu’il en est. Mais ce n’est pas aussi simple que cela :

Pour moi c’est un grand « Oui » ! Il faut cependant faire la part des choses : J’adore le sexe, j’aime la psychologie humaine et j’aime les ambiances à plusieurs tons. Et cette œuvre en regorge : La notion de bien et mal… Quel flou pour l’Homme ! Et le sexe, est-ce bien ou mal ? (En dehors de la théologie et du reste…). Mais certaines personnes ne pourraient pas être aussi réceptives que moi sur l’un de ces plans, et donc ne pas apprécier pour ces raisons. Mais il ne faut pas s’arrêter à cela ! Tentez, essayez, passez outre un préjuger… Peut apporter une touche en plus.

Laissez-vous tenter… Et explorer une nouvelle facette. Que vous soyez un homme ou une femme… Cédez à l’appel, et pourquoi pas… Dire « Oui » !

Il est temps de refermer ce manga… Et d’attendre la suite !

Mot de la fin :

Quel sera votre facette à vous ce soir ?

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Amateur de manga de tout style... Du Hentaï au Shojo pour jeune fille... Je ne me base pas sur un auteur ou un style pour lire... Mais sur le scénario avant tout. Grande base personnelle en tome lu et possédé, je parlerai des oeuvres avec un regard commun. Je ne suis pas un pro de la critique ni de l'analyse... Mais je resterai impartial !
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