Par Ryu Shijou Le
Manga
Très peu d’illustration viendront compléter cet article… Mais ne paniquez pas !

Les rives rouges de l’adultère.

Détails généraux :

Déclinaison :

Les rives rouges de l’adultère est un manga très court.

  • Collection complète en 2 tomes. (6.95€/tome, second tome en sortie le 20 août 2020).

crédit :

Publié dans la collection « Daitan« , nouvelle collection se différenciant des codes purs shonen/shojo de la collection principale « Meian Editions » (qui reste la maison d’édition).

Type :

Hentaï

Genre :

Inceste, Oncle, Nièce, Couple, Caché, Secret, Famille, Tranche de vie, Amour,

Auteurs :

Dessin/Scénario : Kurosawa R.

Il ne peut s’en empêcher !

Synopsis

Officiel :

Tomomi et Kaname ont une certaine différence d’âge. Pour ceux qui ne les connaissent, ils ressemblent à un couple banal… Mais leur relation cache un terrible secret. Un secret qu’ils ne peuvent révéler à personne…

Personnel :

« Papa et maman sont partis en voyage, il m’ont dis de venir chez toi en attendant leur retour »… Voilà comment Kaname voit arriver chez lui Tomomi, sa nièce. Il va donc l’héberger et la voir grandir… Mais est-ce seulement elle qui grandit ? Ou les sentiments de l’un et l’autre ? Drôle de situation… Et ce ne sera pas la dernière fois…

Bien… Commençons la lecture !

Personnages :

Dans « Les rives rouges de l’adultère » les personnages ont… Une particularité. Je les trouve « Vivant » ! Oui… Ils sont très bien créés et joués dans cette œuvre…

Principaux :
  • Kaname Nakagawa : Oncle de Tomomi. Un peu dépassé par l’arrivée de celle-ci dans sa vie, il va la garder sous son aile et l’élever. Mais un jour, il ne pourra pas se contrôler et répondra (malgré lui ?) aux avances poussées de Tomomi… Mais il se jure à chaque fois… Il se le promet… Ce sera la dernière fois ! Bien que compliqué à tenir du haut de ses 30 ans bien sonné… Face aux 16ans de sa nièce… Rien n’y fait. Et le nouveau prétendant de sa nièce ne fera rien pour arranger les choses. Photographe de passion,
  • Tomomi : Nièce de Kaname. Elle fut la première à tester le jeu dangereux de la séduction et de la sexualité incestueuse… Il est compliqué de dire pourquoi et comment à l’heure où seul le 1er tome est sorti… Mais la relation existante est de son seul et unique fait… Bien que tentant de repousser son oncle pour son souhait de ne plus continuer cette relation, il est compliqué de refuser la passion, l’envie et le besoin…
Secondaires/rivaux :
  • Shinji Toda : Prétendant de Tomomi. Semble issu d’une famille aisée et bien grande. Il n’a, bien entendu, pas idée de la relation qu’entretiennent Tomo et Kaname. Brûlant d’amour et d’envie, il veut concrétiser sa relation auprès de sa famille et ainsi pouvoir se marier avec elle. (Rappelons que c’est au Japon que se passe notre histoire et donc que certains suivent encore des protocoles très particulier. Surtout au sein de famille ancienne et très haut placée). Il semble assez peu proche de son père…
  • Yumi Okuda : Prétendante de Kaname. Travaillant dans la même boîte que lui. Elle est bien accroc à Kaname, mais cela ne l’empêche pas d’entretenir une relation avec un autre collègue de travail en attendant la réponse de Kaname à ses avances car avec ses 30 ans bien sonnés, l’horloge biologique va sonner. (Encore une fois… C’est une question de culture et de norme sociale japonaise).
Ensuite :

Pour l’instant, l’un des seuls autres personnages de cette histoire est le collègue entretenant une relation (belle et bien) adultère avec Yui, étant marié lui-même à une femme qui, à la moindre dispute, va se réfugier chez sa mère et déballe l’intimité du couple sur son blog. Il y a bien aussi le reste du bureau où travaillent Yui/Kaname, mais c’est épisodique. On ne voit, n’y n’entends pas parler des parents de Shinji sauf avec quelques informations éparpillées dans les chapitres… À suivre donc…

Couverture du T.2… Bien plus osée que la première !

Évolution de l’histoire :

Comment vous décrire la narration de cette œuvre…

Elle est faite de présent et de passé. Le futur ne fait pas d’apparitions.

Pour comprendre « Quand », « Où », « Comment », « Pourquoi », il faut absolument avancer dans l’histoire. Pousser plus loin le sadisme et le voyeurisme… Car oui, c’est un voyeurisme auquel on se livre et on prendra (ou non…) plaisir. On s’immisce dans la vie privée de ce couple illégitime (tant sur le forme que le fond…) et on regarde la vie passer… Avancer… Et pourtant, on ne peut détacher son attention de cette histoire, de cette relation peut-être pas si adultère que ça…

Car non, on est pas dans une position de partage. Les pensées sont intimes, les journées sont intimes, les actes sont encore et toujours intimes ! Rien n’est en partage. Nous sommes bien dans l’intérieur et dans l’intimité du couple et c’est cela qui crée l’atmosphère particulière au sein de cette œuvre.

Et si tout est secret au départ… Petit à petit… Tout se met en route une fois les grosses clés en main… Et il ne restera qu’à plonger tête la première.

Maintenant… On va décortiquer tout ça !

Avis :

Une atmosphère :

Tout le long de la lecture, c’est bien ça qui m’a fait réagir… L’atmosphère autour de l’œuvre est pesante, lourde, honteuse. On sent à chaque page, souvenir ou parole… Que la honte est aussi présente que l’envie et le besoin. Mais pourquoi ? Alors que d’habitude, beaucoup d’œuvres sur l’inceste agissent sur le fait de famille recomposée (sœur et frère déjà âgé mais pas de la même famille de base), on se retrouve ici avec un lien de sang direct : La fille de son frère est là, et il couche avec.

Quand j’ai voulu commencer à lire ce tome, je ne m’attendais pas à cela. Pas du tout. Et au moment de le découvrir… J’ai eu un petit moment d’hésitation. Pouvais-je continuer ? Ou devais-je m’arrêter dans cette incursion indiscrète. Mais à certains moment, le malaise présent dans l’œuvre arrive à se faire ressentir dans le réel… Et ainsi vous partagez, vous êtes AVEC ce couple hors-normes. Vous partagez, au travers du voyeurisme qui se fait dans l’œuvre avec notre lecture… Renforçant d’autant plus le malaise…

Dérangeant ?

Je reste un Homme (comprenez ici dans le sens « être humain »)… Lisant des œuvres à caractère sexuel, certaines réactions sont à prévoir… Et celle que j’ai pendant la lecture de ce tome m’a été dérangeante. Une érection peu avoir bien des inconvénients… Mais ici, c’est pire. Car j’en ai une tandis qu’un homme plus âgé fais l’amour ou s’amuse sexuellement avec une jeune femme mineur et partageant son sang de surcroit.. Alors… Pourquoi je continue à lire ?

Pour tenter de trouver ! De savoir ! Qui ? Pourquoi ? Comment cette relation à commencé, par qui et quand ? Est-ce aussi malsain que le fait entrevoir l’histoire ? A-t-il commencé à voir sa nièce d’un autre œil alors qu’elle était encore enfant ? HEU-REU-SE-MENT non ! En plus… Ce n’est pas lui qui a commencé à voir l’autre comme un prétendant : C’est bien Tomomi qui a commencé à vouloir que Kaname soit à lui. Elle a voulu sortir avec lui.

Drôle de couple !

Alors qu’en est-il ? Pourquoi donc coucher ensemble si ce n’est pas pour s’avouer les sentiments ? Pourquoi ne pas dire à l’autre qu’on l’aime ? Et bien… C’est ce que Tomomi a fait ! Dès les premiers moments où elle a commencé à taquiner Kaname.

Elle s’est contenue. Elle ne pouvait pas lui dire qu’elle l’aimait car il était en couple. Mais une fois celui-ci libre… Elle va directement lui avouer ses sentiments… Et prendre les choses en main… Et c’est loin d’être une métaphore, car c’est bien avec le sexe de Kaname en main qu’elle va donner à Kaname son cœur et son corps… Mais si pour les voisins et les personnes extérieurs, il s’agit d’un couple banal… On reste bien sûr avec un couple illégitime pour la société actuelle. Mais qui peut, et qui doit les juger ? Ne sont-il pas eux-même leurs juges, jurés et bourreaux de par la nature même de ce couple qu’ils forment ?

Une tourmente ?

On ressent la perte de repères dans l’un des chapitre de ce tome. Car même si un adultère est bien fait dans l’histoire, on en reste pas moins sur un inceste : Kaname vient de coucher et d’accepter Tomomi en tant que femme et maîtresse tant qu’elle voudra de lui… Mais ne croyant pas cette situation possible, alors qu’il croise une voiture de patrouille de police, le voilà qui se cache derrière un pilier pour ne pas être vu.

Peur ? Honte ? Perte de repère de la normalité ou encore et toujours la peur du regard des autres sur sa vie ? Mais si il se cache pour la patrouille… Pourquoi il ne se cache pas à nous lecteur ? Et là, le sentiment de voyeurisme s’accentue… Tout comme l’atmosphère pesante qui s’installe à nouveau.

On aura également la jalousie comme sentiment présent. Kaname est-il vraiment jaloux de la relation entre Shinji et Tomomi ? Ou envieux ? Ou peut-être un peu les deux ? Même ces sentiments là sont partagés (in)volontairement avec nous, lecteurs. On ne le saura pas… Du moins, dans ce tome. Et il faudra donc attendre le tome 2 pour avoir quelques réponses aux questions qu’on se pose…

Et qu’en est-il de l’adultère entre Yumi et son collègue de travail marié ? Quid de cela ? Le saurons-nous dans le second tome ?

Une traduction…

Quoi encore un problème de traduction ?

Non. Je n’irai pas jusque là… Mais je m’interroge. En cherchant, je me rends compte que :

  • L’adultère est « le fait pour un époux de violer son serment de fidélité, de partage, et d’avoir des relations sexuelles avec une personne autre que son conjoint envers qui il a affirmé ce serment ». Couramment, on parle également d’infidélité.
  • Inceste : pratiques sexuelles entre individus de même parenté.

Hors… nous sommes dans l’histoire d’un oncle et sa nièce… On est donc dans la parenté… Et donc bien dans l’inceste ? Alors pourquoi cette erreur ? Pourquoi ce mot d’adultère à la place d’inceste ? Est-ce pour une raison éditoriale ? Sinon le changement de catégorie aurait-été rendu obligatoire passant l’œuvre de la catégorie « Ecchi/Érotique » à celle de « Hentaï/Sexuelle » changeant ainsi son accessibilité au public ou même sa propagation ?

Ou est-ce une notion de traduction du japonais vers le français ? Si je traduis le titre original : « Soukan no Akai Kashi / 相姦の赤い河岸 » on retrouve :

  • La rive rouge des viols (qui n’est pas non plus en accord avec le sujet…) (traduction avec « Reverso »)
  • Ou alors : 相姦 = Soukan = Adultère et 近親相姦 =Kinshin Soukan = Inceste (Kinshin signifiant plus ou moins membre de la famille.) Qui se rapproche de ce qu’on peut lire dans cette histoire. (Trouvé sur un site de discussion).

On retrouve donc bien la notion d’inceste, mais aussi adultère… mais si l’on décompose encore plus… Il existe dans ces mots une notion de « Viol ». Hors ce n’est pas non plus le sujet de ce manga…

Hors, après une discussion avec Ryouketsu, rédacteur qui vous propose des exercices et des cours de Japonais sur notre site, on en arrive à :

  • Soukan : Traduit littéralement : Hommes et femmes auxquels il est interdit d’avoir une relation physique en général, en particulier ceux qui ont un lien de sang.

Donc on retrouve bien l’inceste. On est donc sur le fait d’une réduction de kanjis, ou alors un changement de terme volontaire pour élargir effectivement le public.

Et donc ?

Vous avez pu voir les couvertures et l’une des images présentes dans ce tome. Montrant Tomomi plus jeune. Ce qui représente encore une proximité recherchée entre protagonistes et lecteurs… Et renforce encore le côté « malsain » puisqu’on nous présente ici encore un lien fort entre Kaname et Tomomi, renforçant cette fois le lien parental et non plus incestueux qui règne dans l’œuvre…

Si vous arrivez à passer outre cela, en ressentant le besoin de savoir et comprendre cette relation : C’est un grand « OUI ! » qui l’emportera.

Mais si vous craignez cette relation, cette atmosphère dérangeante qui vous prendra au deuxième ou troisième chapitre… Non. Ne le prenez pas. Vous pourriez le regretter et être dégoûté d’une expérience qui pourrait être meilleure pour vous.

L’avis n’est pas aussi tranché que pour mes autres critiques. Mais je me vois obligé de mettre un holà pour cette œuvre atypique. Bien que cette histoire soit classée « Hentaï » dans beaucoup de site, je le classe moi, dans la catégorie « Manga ». Car il est rare de voir de gros plan ou de scène propre à ce genre. Il reste, toutefois, que nous avons un tome digne du « Pour public averti » écrit en bas de couverture.

Et voilà à nouveau le moment de refermer cette histoire jusqu’au prochain tome… et dénouement de l’histoire.

Mot de la fin :

Et vous ? De quelle couleur est votre rive ?

Si vous désirez jeter un œil à une autre œuvre de cette même collection, je vous renvoi vers mon article sur « Pinsaro Sniper ». C’est par ici : https://otakusmafiaworld.fr/pinsaro-sniper-le-rose-vire-au-rouge/

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Amateur de manga de tout style... Du Hentaï au Shojo pour jeune fille... Je ne me base pas sur un auteur ou un style pour lire... Mais sur le scénario avant tout. Grande base personnelle en tome lu et possédé, je parlerai des oeuvres avec un regard commun. Je ne suis pas un pro de la critique ni de l'analyse... Mais je resterai impartial !
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