Par SandRock Le
Anime

L’adaptation animée de The irresponsable captain Tylor est basée sur les romans de Hitoshi Yoshioka, jamais sortis en France. Le fameux studio Tatsunoko fut en charge du projet et réalisa 26 épisodes en 1993. La sortie en France fut assurée par l’éditeur Déclic Images en DVD, fin 2001.  Après la diffusion de la série principale, deux séries d’OVA ont été produites pour un total de 10 épisodes, également distribués en France par Déclic Images.

The Irresponsable Captain Taylor
The irresponsable captain Taylor © Tatsunoko – Déclic Images

Synopsis

En l’an 6698, la paix est maintenue dans la galaxie grâce à l’armée de l’Alliance Interplanétaire (une sorte d’O.N.U. intergalactique). Mais cette paix est menacée depuis que l’empire extra-terrestre Raalgon a déclaré la guerre à l’Alliance. L’armée ayant besoin de soldats, elle ne se montre pas très regardante lors du recrutement, et c’est ainsi que Justy Ueki Tylor, 20 ans, se retrouve soldat de 2ème classe, son travail consistant à apporter aux militaires retraités les pensions oubliées par l’administration. Or, lors de sa première mission auprès de l’amiral Hanner, il est témoin d’une prise d’otages. Tylor réussit à libérer l’amiral et ses filles et, pour le récompenser, l’armée le nomme capitaine du vaisseau militaire Soyokaze (« brise » en japonais). Sauf que si Tylor a réussi cet exploit, c’est uniquement grâce à une chance incroyable. En effet, il est complètement incompétent à assumer le commandement d’un équipage !

OVA

« Le combat n’était pas terminé. Les armées de l’Union des Planètes et du Saint Empire Ralgoon achèvent leur transformation. Suite à son retour triomphal, le Soyukaze s’est vu accorder un travail sur Terre. Le temps s’écoule comme un moment de repos. »

Ces textes, précédant chaque épisode, résument les contextes de cette courte série d’OVA. Il s’agit en fait d’histoires plus ou moins courtes nous montrant ce que sont devenus les membres d’équipage du Soyokaze à leur retour sur Terre. Si les OVA 1, 2, 9 et 10 nous montrent de nouvelles batailles contre l’empire Raalgon, les autres sont plutôt des tranches de vie autour de la princesse Azalyn (OAV 3), de Kojiro (OAV 4), de Andresson et des Marines du Soyokaze (OAV 5), de Yuriko et Tylor (OAV 6), Yuriko et Yamamoto (OAV 7) et Yamamoto seul (OAV 8).

Staff

  • Studios d’animation : Tatsunoko (série principale), Studio Daume (épisodes 1 et 2) et Studio Deen (épisodes 3 à 10) pour les OVA
  • Réalisateurs : Kôichi Mashimo (série principale et épisodes 1 à 2 des OVA) et Naoyuki Yoshinaga (épisodes 3 à 10 des OVA)
  • Scénaristes : Kôichi Mashimo, Kei Yamamura, Naoto Kimura, Mami Watanabe, Naoyuki Yoshinaga
  • Character designers : Tomohiro Hirata et Masaaki Kannan
  • Musiques : Kenji Kawai (série principale et épisodes 1 et 2) et Toshiyuki Watanabe (épisodes 3 à 10)
  • Nombre d’épisodes : 26 + 10 OVA
  • Durée d’un épisode : 25 min
  • Années de production : 1993 pour la série principale et entre 1994 à 1996 pour les OVA
  • Licencié en France : Déclic Images

Opening

Ending

Bande originale

Avis

Quand j’ai fait mes recherches pour la rédaction de ce titre, à mon grand étonnement, cette œuvre s’avérait être un anime très atypique, notamment  pour le contexte de sa conception, aussi imprévisible que l’est son protagoniste principal, Tylor. En effet, l’anime ne fut pas coproduit par une chaîne de télévision et l’intégralité des épisodes avait été produits avant même sa diffusion. Fait rarissime dans l’animation japonaise, telle qu’on la conçoit.

Un lancement peu ordinaire

En gros, son succès au Japon résulta d’un gros coup de poker de la part de la production qui avait tout misé sur des campagnes marketing agressives plusieurs mois avant sa diffusion : ventes de produits dérivés tels que des CD de chansons, des gadgets, des posters, des publicités dans les magazines d’animation annonçant son arrivée, des précisions sur le staff et sur les sorties ultérieures en vidéo. Une VHS de 15 minutes (« Just 15 minutes ») comportant le making of de la série fut également éditée, de même qu’un journal gratuit (le « Tylor Shumbum ») et un service téléphonique fut mis en place afin que le public puisse « appeler » les personnages pour faire connaissance avec eux… Ce fut un pari extrêmement risqué.

Un ton sans pareil

L’anime se démarque des autres productions du type science-fiction classique par l’omniprésence de l’humour et surtout par son héros, hors normes. Au bout de ses 26 épisodes, The irresponsable captain Tylor est l’anime où, à la fin, on peut se demander si Tylor est le plus grand imbécile de l’histoire ou un génie incompris. On se le demande même si les scénaristes, tel des petits Poucets, n’ont pas pris soin de parsemer l’animé d’indices pouvant conduire les spectatrices et spectateurs vers la première hypothèse plutôt que la seconde. Malgré les horreurs, Tylor arbore une incroyable vision optimiste de la vie et conserve une solide foi en l’humanité.

L’autre force de cet animé, c’est l’emploi de musique classique dans sa bande son, lors des grandes batailles comme l’ouverture de Guillaume Tell par Rossini, la cinquième danse hongroise de Johannes Brahms ainsi que la cavalerie légère de Franz Von Suppé, renforçant leur côté épique.

Evolution

En plus des 26 épisodes, deux séries d’OVA virent le jour. La première de 1994 se composait de deux épisodes de 45 minutes reprenant le même staff que la série télévisée et faisant office de suite directe. La deuxième, de 1995-1996, comprenait 6 épisodes de 30 minutes et 2 de 45 minutes, réalisés cette fois-ci par une équipe différente. Ce changement de staff s’est fait ressentir sur le character design, assez différent des débuts. Parallèlement, l’histoire se rapprochait davantage de celle des romans. Cela se ressentait également dans le ton employé, ce qui engendra quelques incohérences par rapport à la série télévisée.

Conclusion

Pour conclure, la série télévisée The irresponsable captain Tylor est une merveille, achetée sur un coup de tête dans un Easy Cash, mais qui est devenue quasiment introuvable et passée complètement sous les radars, en France. C’est une série bourrée d’humour et très décalée, tout comme Tylor. Si vous avez la chance de tomber sur un coffret de cette série, jetez-vous dessus ainsi que sur les OVA. Vous ne serez pas déçus.

Bon visionnage.
Sources : ici et ici

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Chroniqueur manga/anime/film d'animation/ Light Novel/Newseur/CM à la OMW Mes opinions regardent que moi Accesoirement Co-chef Fan d'Azur Lane et de Mobile Suit Gundam (sauf certains titres de la licence)
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