Par Ryu Shijou Le
Hentai

Le mot « hentai », de base, désigne « transformation, métamorphose » mais aussi « perversion » ou « pervers » au Japon. Chez nous en Europe, il désignera plus généralement les œuvres manga ou anime ayant un caractère pornographique (soit le PEGI 18).

Ne confondez pas avec le ecchi qui, lui, désigne « indécent, lubrique » ou chez nous en Europe, les œuvres mangas ou anime à caractère érotique (donc PEGI 16).

Même si beaucoup de personnes (dont les adultes un peu trop protecteurs) ont du mal à discerner une différence entre les deux, soyons clairs : Une culotte qui apparaît suite à une bourrasque de vent et qu’on peut apercevoir un « camel toe » (« pied de chameau » ; en gros on aperçoit la fente du vagin à travers le tissu de la culotte), c’est ecchi. Si le mec arrache les vêtements, commence à toucher la femme partout, et à la pénétrer pratiquement à sec en lui déversant des litres de semence sur les seins et dans tous les orifices… En plus d’être un viol… c’est du hentai.

Alors… si vous avez déjà du mal avec cette petite intro… je vous conseille de ne pas trop rester là. Car on va aborder du cru, du bien gore. On va mettre les pieds dans le plat à pieds joints (voire même, on va les mettre ailleurs…) et on va désosser les mots utilisés pour décrire le hentai et le vocabulaire propre à celui-ci…


Et croyez-moi… Par moment, faut avoir le cœur accroché ! (Y en aura pour tous les genres / styles et paraphilies… Croyez-moi ! )

Cependant, tout ne rentrera pas dans un seul article… Je vous propose donc de diviser en 3 articles le présent lexique… Ce qui vous permettra, au travers d’une petite pause, de faire… des « recherches » plus approfondies et – qui sait ? – de trouver de nouveaux fantasmes ?

Prêt pour plonger en eaux troubles ?

  • 3… 2… 1… Respirez et on part en apnée ! Mais respectez les paliers, surtout.

« Overflow », un hentai classique.
Un homme et deux femmes partagent un bain… Et d’un seul coup tout dérape !

A

  • Animation Serie : type de jeu qui tient plus d’un dessin animé interactif que du vrai jeu vidéo à proprement parler. Il n’y aura que peu d’effets interactifs, au moment de jouer, les seuls étant quelques choix entre les femmes à « charmer » et draguer pour enfin obtenir un moment intime avec elles. Le scénario est souvent ficelé d’avance et se prête idéalement à tout cela : un manoir entièrement habité par des maids ou des soubrettes et un seul et unique homme pour les « combler » toutes. (Enfin, combler ses envies à lui surtout…)
  • Anime XXX : anthologie qui recensait les histoires « one shot » (une seule histoire donc, sans suite), qui paraissait dans le « Hentai Mag » et était éditée par SEEBD (Société de gestion de BD), dans la collection « BDrogène ». Les critiques fortement négatives (mauvaise mise en page, traduction inintéressante, prix trop élevés et doujinshi sélectionnés sans grande rigueur) le firent stopper au bout de 6 tomes. Un 7ème était dans les tuyaux, mais l’éditeur préféra se concentrer sur l’édition de mangas normaux… mettant fin à ces éditions.
  • Ashi Koki : pratique sexuelle qui consiste en une masturbation du gland ou de la verge par les pieds du partenaire (soit juste le bout des orteils pour le gland ou enserrer la verge avec la plante des pieds).
Exemple de la pratique « Ashi Koki ».

B

  • Bakunyuu : (appartient au genre Guro). Considéré à tord comme un synonyme de l’ « oppaï », ce qui est on ne peut plus faux. Il s’agit ici d’une catégorie plus forte. La taille des seins faisant 3 à 4 fois celle de la tête du personnage auxquels ils appartiennent.
  • Balloon : synonyme de « pregnant », il fait référence au fétichisme de la femme enceinte. Il arrive que ce style soit mélangé au « Lolicon » donnant ainsi un « Balloon-lolita ».
  • Bishoujo : aussi marqué « bishôjo ». Signifie « Jolies filles ». Style de fan-service qui présente de jolies filles à un public masculin.
  • Bishounen : aussi marqué « bishônen ». Signifie « Jolis garçons ». Style de fan-service qui présente de jolis garçons à un public féminin.
  • Boin : (ou « boing »). Onomatopée du bruit d’une poitrine conséquente qui rebondit. On est ici face à un style qui regroupe beaucoup de grosses poitrines et dont le son « boing » se reproduit à chaque mouvement de poitrine. Soft de base, il peut s’étendre jusqu’au style bakunyuu.
  • Bondage : pratique sexuelle ayant un lien avec la soumission / domination. Pratique ayant pour but d’entraver avec des cordes ou tout lien possible et utilisable les mains et d’autres membres du partenaire. Nommée « shiban » ou « kinbaku », elle est fort prisée par les Japonais.
  • Bukkake : aussi désigné « bukkakeko ». Pratique avant tout d’humiliation, elle se retrouve dans beaucoup de manga avec pour thème le viol collectif d’une femme. Consiste à recouvrir le corps de la femme de sperme. Selon la croyance, elle viendrait d’un Japon moyenâgeux où elle se destinait aux femmes adultères.
Illustration de la pratique du bukkake

C

  • CG : « Computer Graphic ». Images hentai ou anime hentai réalisés par ordinateur, partiellement ou entièrement.
  • Chichi : littéralement « sein » ou « donner le sein ». Se réfère au terme de « lactation ».
  • Chikan : littéralement « pervers ».
  • Chikandesha : « pervers du train ». Homme (parfois femme, mais extrêmement rare) qui profite de l’exiguïté d’un moyen de transport en commun (bus ou train). Comme ceux-ci sont toujours bondés, au Japon, le chikandesha peut en profiter pour se frotter à sa cible, la caresser et se livrer à des attouchements sexuels plus poussés. Cette pratique est, bien entendu, punie par la loi dans la vie réelle, car considérée comme du harcèlement sexuel.
  • Chin-chin : désigne le pénis. Terme utilisé par les femmes et les enfants de bas-âge.
  • Chinko/Chinpo : pénis.
  • Coprophilie : ou « scatophilie » pour les intimes. Couplée à l’urolagnie, on parle ici de la pratique consistant à jouer avec ses excréments. Paraphilie hardcore. Consiste en une nouvelle pratique d’humiliation. Commence par un lavement du colon, donnant pour résultat une gerbe de liquide mêlé d’excréments, dans laquelle la « victime » restera, à baigner. Pratique pouvant aller jusqu’à l’ingestion des excréments. Appartient au genre guro.
  • Cosplay : pratique n’ayant pas pour origine direct le hentai. Elle a d’abord pour principe de se déguiser, de chercher à incarner un personnage de jeu vidéo / film / manga, pour jouer son rôle. Le plus souvent lors de rassemblements ou de concours. Dans le hentai, on ajoute la dimension sexuelle à tout cela.
Boobs, oppaï, chichi, voici de magnifique seins !

D

  • Dickgirl : voir « futanari ».
  • Doujin : œuvre fictionnelle. Version courte de « doujinshi ». Souvent considérée comme amateur, et souvent produite avec les propres moyens économiques de l’auteur, non pas par une grosse maison d’éditions. Il ne s’agit pas forcément de hentai. Ils peuvent être humoristiques, caricaturaux, sexuels mais aussi originaux. Ils s’achètent, soit par correspondance, soit directement à l’auteur lors de rassemblements (style comikets / salon du manga). L’auteur gère tout : histoire, dessins, encrages, publication, promotion et vente. Le plus souvent, cela lui sert de rampe de lancement pour parvenir à une publication plus professionnelle.
  • Doujinka : auteur de doujinshi.
Le genre « dickgirl » ou « futanari » reste… spécial à regarder.

E

  • Ecchi : désigne un genre soft de sexualité. Le plus souvent, chez nous, il ne désignera que des œuvres ayant pour objet les situations cocasses ou encore une grosse présence de « fan-service ». Dans une expression telle que « ecchi suru » cela désignera aussi « faire l’amour ».
  • Ero game : jeu vidéo ayant pour thème le hentai.
  • Eroge : contraction de ero game.
La frontière entre le ecchi et le hentai est très mince… Elle ne tient qu’à un bout de culotte…

F

  • Fan-service : outil servant à titiller ou suggérer. On en trouve souvent dans les mangas ou les ecchi. C’est un effet qui consiste à faire un plan court sur une culotte (pantsu shot), dans une scène de bains dans les onsen ou encore l’usage du « boing effect ». Rien de cru, que du suggestif ou du soft.
  • Fera : ou « ferachio » est le mot pour désigner la fellation et sa pratique.
  • Fakku : rapport sexuel. Équivalent de « fuck » en anglais.
  • Fukujuu : soumission ou obéissance. Sans viol, ni torture. Se rapporte au BDSM.
  • Furry : voir kemono.
  • Futanari : genre mettant en scène des personnages hermaphrodites (donc possédant le sexe masculin et le sexe féminin) et appartenant au guro. On tombe dans une exagération souvent folle avec ce style. Des pénis sur-développés rentrant facilement dans des orifices d’un diamètre d’une paille… des éjaculations pouvant remplir une piscine olympique… On se retrouve parfois même avec un personnage ayant des sexes sur des parties du corps inimaginables…
Autre exemple propre au « futanari », bien plus explicite de ce style.

G

  • Ganguro : « gyaru », littéralement « victime de la mode ». Désigne des jeunes filles avec le visage ou le corps fortement foncés / bronzés, à cause de séances d’UV à répétition ou de l’utilisation à outrance de produits auto-bronzants. Elles s’habillent aussi de manière excentrique avec des tons pastels. Les coiffures sont tout aussi bariolées et farfelues.
  • Gokkun : style de bukkake dans lequel le receveur va boire et avaler le sperme, voire se faire cracher dans la bouche.
  • Gore : certainement le plus spécial des genres. On est ici dans un style hyper violent. Sévices corporels, violences, tortures, etc… On est dans les coups et blessures, aussi bien physiques que psychiques. Avec une récurrence : le personnage féminin sera toujours la victime du personnage masculin, son bourreau. Le personnage soumis sera, dans 90% des cas, quasi mort une fois les actes terminés. Il n’existe pas « pire » en terme de dessin et scénario.
  • Guro : vient de « grotesque » et n’a rien à voir avec le style du gore. Nous sommes ici sur des productions malsaines, étranges, dérangeantes ou glauques. Un hentai peut être guro et gore, mais un gore ne sera pas forcément guro.
Exemple de « ganguro ».

H

  • Haizumo : fétichisme de la femme en surpoids. Synonyme de « pochari ». Et de « chubbies », en Occident.
  • Hanabuta : soit « nez de cochon », littéralement. Pratique BDSM / fetish qui consiste, grâce à des écarteurs, des élastiques ou des poires d’étouffement, de recréer un faciès porcin et d’en adopter l’attitude (marche à 4 pattes, renifler et imiter le cri du cochon).
  • Harigata : godemichet.
Parfait exemple de hentai « guro« .

Nous allons en rester là pour aujourd’hui. J’ai un peu eu ma dose. On attaquera des choses un peu plus obscures par la suite. Les prochaines lettres de notre alphabet promettant du lourd !

Source : Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hentai

Envie d’un article sur un manga ecchi et plus mignon pour digérer tout cela ? https://otakusmafiaworld.fr/attache-moi-oeuvre-pegi16/

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Amateur de manga de tout style... Du Hentaï au Shojo pour jeune fille... Je ne me base pas sur un auteur ou un style pour lire... Mais sur le scénario avant tout. Grande base personnelle en tome lu et possédé, je parlerai des oeuvres avec un regard commun. Je ne suis pas un pro de la critique ni de l'analyse... Mais je resterai impartial !
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