Par Ryu Shijou Le
Manga
Une vue plongeante pour nous immerger dans cet univers…

Dragon metropolis :

Détails généraux :

Déclinaison :

La présentation de ce « Dragon Métropolis » est une exclusivité avec les éditions Chattochatto (Cliquez pour accèder au site officiel).

  • 1 Tome (Série en cours, terminée en 5 tomes, 7.95€ le tome) (Ex-libris exclusif offert aux premiers acheteurs).

crédit :

Manga : Edition Chattochatto.

Type :

Shonen

Genre :

Action, Science-fiction, Futuriste, Enquête, Dystopie, Révolte, Classe sociale

Auteurs :

Scénario/Dessin : v

Une annonce qui donne envie… Et c‘est tant mieux !

Synopsis

Officiel :

La dynastie des dragons, un pays ancien avec une longue et profonde histoire, devient de plus en plus prospère grâce à l’invention de la machine à mouvement perpétuel. À l’instar d’une locomotive, la machine Never-Ending guide la ville dans sa quête de changement et d’innovation. L’histoire est centrée sur un héros nommé Long Zhengyi, qui a subi de graves pertes de mémoire. Après s’être réveillé dans une ville inconnue, il découvre peu à peu la vérité cachée du pays à travers les notes qu’il avait écrites auparavant – Dragon Metropolis n’est rien d’autre qu’un gros gâteau divisé par les grandes puissances. L’obscurité pourrie sous la surface est la dévastation provoquée par la machine à mouvement perpétuel. En outre, ce qu’il découvre dans les notes l’avertit de quitter la ville mourante le plus tôt possible.

Personnel :

Reveillé après un petit somme, il découvre qu’il est amnésique. Sans preuves de son nom ou ayant un quelconque indice… Il va devoir se fier au contenu de ses poches et de ses mains : Un porte-feuille avec un peu d’argent… Un carnet de notes et des clés. Porte-feuille qui sera volé quelques minutes après par un jeune garçon et le confrontera à un problème majeur de la société : La différence de classe. Les pauvres sont pauvres et les riches sont tout en haut de la pyramide sociale… Sans possibilité de changement ou de retour en arrière.

Mais notre héro ne se démontera pas. Et ira directement à l’affrontement… Battant ce qui semble être une femme de la haute, corrompue au possible… Pour ensuite finir serveur (toujours amnésique), arrivant au poste d’enquêteur, il prendra le nom de « Long Zhengyi »… Et se lancera pour défi et mission de ne pas laisser les pauvres sans redresseurs de tords… Mission compliquée et non sans risques…

Un journal comme propagande réelle ? Intéressant !

Personnages :

Changement de style ! Même pour un manga, on arrive à un style chinois sur des personnages. Peu commun dans ce monde (exception faite de quelques personnages empruntés à un folklore chinois pour l’intégrer dans une histoire), le style ici sera chinois du début à la fin. Des bâtiments, aux personnages en passant par les vêtements… Un style visuel qui apportera un bon souffle.

Principaux :
  • Long Zhengyi : Ce sera le personnage principal de l’histoire. Il n’est pas commun. Amnésique au début de notre histoire, il va se forger un caractère… Grâce au carnet de notes qu’il transporte sur lui ! Posant la question « Sommes-nous ce qu’on écrit ? Ou bien ce qu’on écrit nous façonne-t-il ? ». Mais ce ne sera pas le seul point de discussion de ce personnage : Injustice, classe sociale, aide aux appauvris… Il s’investit lui-même d’un rôle très lourd… Seront-ils à la hauteur… Lui et sa machine ?
Secondaires/rivaux :
  • Madame Chai : Patronne et propriétaire du restaurant « Le Rosier ». Séparée de son mari à cause de la guerre ayant mené la civilisation au point où elle se trouve… Elle acceptera d’embaucher notre héro avant qu’il se soit choisi son nom et lui fera confiance pour la suite… Mais quelle suite ? Et pourquoi a-t-elle confiance en cet inconnu pour résoudre l’enquête du meurtre qui s’est déroulé à quelques pas du restaurant ?
  • You : Serveuse au restaurant « Le rosier ». Fidèle à Madame Chai, elle lui voue admiration et dévouement. Se donnant à fond, elle finira par obtenir le restaurant à son titre. Elle sera donc la nouvelle propriétaire… Mais que deviendra-t-il ? Quelle direction prendra-t-il ? Et quel sera son rôle aux côtés de « Long Zhengyi » ?
Ensuite :
  • Jin : Jeune garçon des quartiers pauvres. Volera le porte-feuille de notre héro et se fera après arrêter par Mademoiselle Excalibur, de noble lignage. Mais… Il semble posséder un talent bien réel pour la mécanique… Se fera-t-il une place dans ce monde grâce à ça ? En tout cas, accompagné de sa sœur, les voilà enfin propulsés vers un peu de reconnaissance et de lumière…
  • Yu : Sœur de Jin. N’aime pas du tout l’obscurité. Et tiendra à sa lampe plus que tout, mais moins que son frère… J’ignore encore l’avenir de ce jeune personnage au moment où j’écris ces lignes… Mais fort à parier que son potentiel sera lourd… Si elle est du même cran que son frère.
  • Mademoiselle Excalibur : Premier « adversaire » de notre héro. Faisant partie de la plus haute caste de Dragon Metropolis… Elle enlèvera et cloîtrera notre héro et les deux enfants… Avant de les affronter.

Au travers ces descriptions, vous avez les deux premiers chapitre de ce tome. Pas trop de spoilers. Et de quoi vous intriguer j’espère !

Aperçu de l’ex-libris.

Évolution de l’histoire :

« Dragon Métropolis » a été… Une expérience de lecture bizarre au premier abord. Le personnage totalement amnésique en acteur principal… Ce n’est pas du plus commun. Son seul souvenir étant le carnet de notes qui l’accompagne pour référence… Bonne idée et belle tentative ! Au final, bien que ce soit déroutant sur le premier chapitre, une fois qu’on passe l’évènement avec de jolis Mécha et la première transformation de notre héro… On se pose LA question « Qu’est-ce que cette machine est réellement ? Comment a-t-il pu en faire sienne et devenir comme ça ? Et comment a-t-il pu y survivre ? ».

« Never Ending » ou « Sans fin ». Une technologie qui vaut de l’or. Imaginez une machine capable de fonctionner… Continuellement sans usure et sans besoin d’une énergie autre qu’elle-même ? Ses utilisations seraient légion… Mais seule la classe la plus haute y a facilement accès. Et la lutte des classes va faire des morts… Des envieux… Et les enjeux semblent énormes.

Deuxième acte :

On arrive au deuxième chapitre. Celui où notre héro va être confronté à la situation des bas-quartiers. Obligé à réaliser les désirs, assouvir les envies des riches étrangers ou de la ville même. Même si vous êtes dans un moment de réussite ou de gloire… Tout bascule ici-bas. Et ce chapitre prendra des allures d’enquête criminelle, mais sans de grandes allées et venues et de grandes recherches. On ne trouve pas d’indices, ni de suspects, ni de grandes envolées. Confrontés au crime, aux acteurs du crime, on trouve la solution. Une tentative ou une amorce ? La suite nous l’apprendra peut-être ?

Acte Troisième :

Long Zhengyi ainsi se nomme notre héro, « Le Justicier du Dragon ». Il le fait lui-même au nez de You qui va avoir une bonne crise de rire et lui dira que ce nom lui convient à merveille. On entame ici un chapitre qui va enfin mêler le héro au reste de la population… Au travers d’un chantier de construction. Classe sociale, richesse, Nom (en Chine, avoir un nom reconnu est un plus social) tout cela entrera en confrontation. Mais plus que tout, c’est l’élévation, le rêve de sommet qui entre en jeu. On entre également enfin dans le sujet de « Never Ending ». Que sont ces machines ? Pourquoi ? Comment ? Mais pas de réponses trop directes pour le moment…

Hors série :

Un approfondissement ? Un moyen de ne pas oublier et d’améliorer un certain personnage ? Ou l’univers ? Encore un moyen de montrer ce qui ne le serait pas dans les chapitres principaux ? Une petite parenthèse de quelques pages qui font du bien… Et nous montre du potentiel. Espérons que cela n’éclipsera pas la trame principal !

Des planches magnifiques et détaillées.

Avis :

« Dragon Métropolis » est un changement ! Un bon changement ! Le visuel changeant des planches et trames sont un souffle nouveau. On quitte le monde japonais pour celui de la Chine, changeant les horizons des lecteurs habitués aux mangas ou manwha coréen.

Mais… !

Le premier chapitre m’a été un peu dur à appréhender. Est-ce volontaire ? L’embrouillage est-il une volonté de l’auteur pour nous faire ressentir ce que le héro ressent aussi ? Ou l’exercice d’écriture est-il trop spécial et n’a pas un impact assez percutant sur moi ? Il semble que cela agira différemment sur les lecteurs. Dans un cas, c’est un coup de génie réussi tandis que dans l’autre, il s’agira d’un raté involontaire de l’auteur et d’un mauvaise perception de ma part.

« Dragon Métropolis » offre un style différent qui se ressent. On nous veut proche du héro, du monde et de l’œuvre. L’auteur nous immerge, de plein-pied, dans la lutte des classes. On ne démarre pas du côté le plus lumineux, on est dans un gouffre noir, sans lumière. La seule lumière brillante sera celle de la lampe de Yu qui lui sera plus que précieuse… Et pour nous aussi. « Véritable phare dans la nuit ».

Suivre la lumière ?

Que faire ? Suivre cette lumière dans les tréfonds sombres ? Ou viser une lumière plus puissante ? Long a fait son choix. Il percera un trou assez grand pour permettre à la lumière d’irradier le petit monde de chacun. Noble Robin des bois des mondes sombres et modernes. Mais y arrivera-t-il ? Sous quels conditions et moyens ? Les prochains tomes nous le diront… Il ne reste qu’à patienter.

Dépaysement…

Je ne saurai le répéter plus que ça, mais le voyage ira encore plus loin que ce que l »on pense. Le côté chinois de cette œuvre… Sera une bouffée fraîche et bien venue ! En plus de nous faire voir un style vestimentaire et de la vie de tous les jours peu commun… Le design des personnages correspond aussi à ce système. L’ouvrier qui interviendra dans le dernier chapitre aura des allures de moine avec les chapelets traditionnels. Bon… Il a des allures de Sumotori, restant au moins dans un repère qui certains addicts pourront conserver et ne pas être trop dépaysé.

Suite à cela, il faut bien noter qu’il n’y a vraiment aucune exagération dans les traits ! Où cela aurait pu être caricatural… Et bien non ! On prend un « visage commun » et on va juste stylisé le côté chinois au travers des vêtements… D’un chignon dans les cheveux… Ou juste d’une moustache ou d’un bijou typique (ou ressenti typique). La politique se fait dans l’œuvre, et non grâce à l’œuvre. Même si parfois le sous-texte peut être trouvé en cherchant une petite bête… Mais ici, on va se laisser porter sans problème. Sans voir la politique externe et ne se pencher que sur le côté lutte des classes pour l’œuvre en question. (Même si beaucoup d’auteurs glissent leur petit message perso dans les lignes de leurs histoires…).

Conclusions :

Une œuvre qui devra se frayer un chemin. À l’heure où j’écris ces lignes, il s’agit d’une exclu que les éditions Chattochatto nous ont fait parvenir. Et c’est avec plaisir que je l’ai découvert. Mais je ne saurai vous dire dans quelle direction ira ce manga. Enquête ? Shonen pur ? Mécha ? Ou un mélange de tout ça saupoudré d’un autre type surprise ? Aucune idée.

Le style décalé, les personnages charismatiques et hauts en couleur, l’histoire de fond ainsi que le côté mécha… Je pense que le tome 2 sera le tome qui dira aux lecteurs « Tu peux me finir » ou « Passe à autre chose ! Je ne suis pas fait pour toi ». Sachant que le tome 1 de « Dragon Métropolis » sera tout de même un bon aperçu et une entrée en matière plus que satisfaisante passé le choc du premier chapitre !

Visuel final de ce 1er tome.

Mot de la fin :

Dans un monde sans lumière… Combien donneriez-vous pour un peu de cet éclat merveilleux ?

Envie de consulter notre autre partenariat ? Lisez donc « Egrégor » des éditions Meians.

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Amateur de manga de tout style... Du Hentaï au Shojo pour jeune fille... Je ne me base pas sur un auteur ou un style pour lire... Mais sur le scénario avant tout. Grande base personnelle en tome lu et possédé, je parlerai des oeuvres avec un regard commun. Je ne suis pas un pro de la critique ni de l'analyse... Mais je resterai impartial !
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