Publicité Pika Distopiary
Par Mangy Le
Manga

Aujourd’hui, parlons un peu d’une série publiée en France en 2017: Distopiary. Initialement édité chez Square Enix au Japon, c’est Pika Edition qui se charge de la parution des cinq tomes au sein de l’hexagone.

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Distopiary – Tome 1- Pika édition et Square Enix – Scénariste: Senga Fumitaka – Dessin: Tellmin’

informations générales

Nombre de tomes : 5

Scénariste: Senga Fumitaka

Dessin: Tellmin’

Editeur japonais : Square Enix

Année de publication japonaise : 2015

Editeur français : Pika éditions

Année de publication française : 2017

Résumé de l’éditeur : « L’univers se divise en classes qui sont déterminées dès la naissance. Celle des exterminateurs est la plus puissante. Ces derniers partent en expéditions pour rassembler leurs compagnons afin de tuer le roi du Mal« .

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Distopiary – Tome 2- Pika Edition et Square Enix – Scénariste: Senga Fumitaka – Dessin: Tellmin’

Le scénario de distopiary

Comme le laisse supposer le synopsis présenté par l’éditeur, le personnage principal, Tolza, évolue dans un univers où l’humanité est paramétrée selon des classes. Certaines telles que « chevaleresse sacrée » ou « tireur d’élite » apportent du prestige . Tandis que d’autres, comme « mage nasal » (oui, un magicien se servant de sa morve), sont proprement ridicules.

Régulièrement, le monde est aux prises avec le Roi du Mal. Celui-ci est une incarnation maléfique qui peut prendre de nombreuses formes: un objet, une maladie ou encore une organisation. Seuls les « exterminateurs » sont capables de l’éliminer. Pour cela, ils doivent recruter des compagnons et… Les tuer… En effet, ces héros sont capables d’additionner les niveaux des camarades décédés au leur. Ce sont donc ce qu’on peut appeler des « antihéros ».

À cela s’ajoute l’espionnage perpétuel de ces « exterminateurs » par une organisation en charge de superviser l’élimination de ce Roi du Mal. Cependant, la ligne entre surveillance et contrôle absolu est bien fine ici.

De nombreux points assez imaginatifs sont à relever. La mort est quelque chose de tout à fait symbolique dans ce manga. Ceux qui quittent ce monde dans la haine et la souffrance voient éclore sur leur cadavre une fleur rouge. Ceux qui meurent sans regret, une fleur blanche. Les différentes strates sont aussi assez intéressantes et variées ou encore l’explication donnée aux trous présents dans les mains des « exterminateurs« 

En soit, ce manga présente une perspective et une société très intéressante à découvrir. Cependant, la quête assignée au héros n’est tout simplement pas réalisable en cinq tomes, surtout que des histoires secondaires d’autres « exterminateurs« , bien que très intéressantes, viennent polluer le récit principal qui n’a pas le temps de se développer.

La conclusion de cette épopée est très intéressante et inattendue. Cependant, elle tombe brutalement après presque un tome d’histoire annexe n’ayant pas grand chose à voir avec la trame principale.

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Distopiary – Tome 3- Pika Edition et Square Enix – Scénariste: Senga Fumitaka – Dessin: Tellmin’

Les personnages

En cinq tomes et avec toutes ces quêtes annexes, il est compliqué d’apprécier les personnages et de comprendre leur personnalité. Le scénario appelle pourtant à la complexité. Nous avons quand même des êtres humains poussés au meurtre afin de pouvoir réaliser leur mission. On s’attend à retrouver Tolza, le protagoniste, tiraillé par les implications de son pouvoir. Ce n’est pas le cas. Nous avons un antihéros qui, avant le début du combat contre le Roi du Mal, photographie des cadavres en tant que carrière. Si, à un moment, il semble s’effondrer sous la pression, nous retrouvons un personnage faux auquel on ne peut pas s’attacher.

Tous les autres acteurs de l’histoire meurent tous rapidement ou n’apparaissent que très peu. On se prend plus facilement d’affection pour les autres « exterminateurs » tels que celui à la fiole et son « observatrice » que pour Tolza. Ce qui rend la fin risible en quelque sorte. Il est difficile de ressentir de la tristesse pour des personnages qui sont, en somme, assez vides.

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Distopiary – Tome 4- Pika Edition et Square Enix – Scénariste: Senga Fumitaka – Dessin: Tellmin’

Les graphismes de Distopiary

Le style de dessin est agréable à regarder, bien qu’il faille apprécier ce type de graphisme. Là-dessus, il est difficile de faire la moindre critique. Les fleurs qui éclosent sur les cadavres sont très détaillées. Si les combats sont parfois un peu difficiles à suivre, ce n’est pas quelque choses qui gêne. C’est le gore qui peut déranger. Il est impossible de distinguer les organes des cerveaux. Ils ressemblent à une bouillie informe. C’est le seul reproche que l’on peut faire. Cependant, il est possible que cela soit intentionnel pour permettre la lecture de l’œuvre à un public plus jeune.

Distopiary tome 5
Distopiary – Tome 5- Pika Edition et Square Enix – Scénariste: Senga Fumitaka – Dessin: Tellmin’

En conclusion, distopiary c’est…

  • Un manga bien trop court pour une intrigue aussi ambitieuse,
  • Des personnages peu attachants en général,
  • Un dénouement inattendu qui permet de « rattraper » les défauts présents dans l’œuvre,
  • Un style de dessin détaillé pour tous les éléments symboliques du manga.

Si vous souhaitez lire un manga du même style, vous apprécierez sans doute Dolls.

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