Par SandRock Le
Manga

Dans cette nouvelle chronique « Les conseils de SandRock », je tenterai de vous démontrer qu’on peut faire des shônens à la fois simples et efficaces. Et qu’il ne faut pas juger un livre par sa couverture.

Kenichi, le Disciple Ultime © C Shun MATSUENA / Shogakukan, Kurokawa
Kenichi, le Disciple Ultime 1 © 
Shun MATSUENA / Shogakukan, Kurokawa

«  Kenichi SHIRAHAMA, grand amateur de livres, est victime de brimades dans son lycée. Sa seule amie de classe est Miu Fûrinji, qui vient d’arriver dans son établissement. Kenichi ne va pas tarder à découvrir son talent pour les arts martiaux. Cela l’abasourdit, mais en même temps, l’attire de plus en plus vers Miu… Voici une histoire d’arts martiaux pour devenir un homme courageux !! »

Le mangaka

Né à Tokyo le 11 février, Shun Matsuena fit une école de manga dans laquelle il se fera très remarqué avec « Le chevalier et le voyageur« . Il connut son baptême du feu en tant que professionnel avec  « La porte du Valhalla » dans une édition spéciale du célèbre magazine Sunday. Sa consécration fut avec la série « À l’attaque, Ryôzanpaku! L’invincible disciple«  parut dans le même magazine. Au vue de l’engouement populaire autour de ce titre, il l’a interrompu afin de le retravailler et le relancer en gardant les éléments de base pour donner naissance à « Kenichi, le disciple ultime« , qui fut publié dans le Shônen Sunday.

Après 12 ans de publication dans le Shônen Sunday, Kenichi tirait sa révérence avec, en prime, quelques pages couleurs pour aboutir à 61 tomes reliés. Le mangaka publia trois one shots puis annonça son retour dans le magazine Weekly Shônen Sunday des éditions Shogakukan avec son nouveau projet : Tokiwa Kitareri comptant actuellement 6 tomes et en cours.

tokiwa kitareri © Shun Matsuena / Shôgakukan
Tokiwa Kitareri 1 ©
Shun Matsuena / Shôgakukan

« Dans un monde un peu étrange, Yasaka Yokiwa est un garçon assez renfermé, artiste martial un peu laxiste, qui rêve souvent d’une demoiselle nommée Ri’in. Un jour, trois de ses camarades de classe, l’androide Makina, le ninja Kusanagi Kanata et la sorcier Yata Haruka, décide de l’enrôler pour sauver le président du conseil des élèves d’un démon. Les quatre jeunes gens découvrent alors qu’ils partagent le même rêve… »

La promotion de ce nouveau manga a été très bien orchestrée par le magazine et l’éditeur. Afin d’en faire un événement, deux spots publicitaires ont été réalisés par l’intermédiaire du studio J.C. Staff.

Espérons que ce manga arrivera chez nous !

Avis

Passons au microscope cet oeuvre

Les points positifs

  • Mélange savoureusement d’humour, comédie, art-martiaux et saupoudré d’une pincée de fan-service. Un cocktail très explosif.
  • La galerie de personnage est tout aussi géniale,  mention spéciale aux Maîtres du Ryozanpaku et à L’Ancien, tous aussi dingues que forts :

– Shigure Kôsaka : surnommé la Petite Princesse des armes 

– Shio Sakaki : surnommé le 100ème dan de Baston

– Kensei Ba : surnommé le Maître de tous les arts martiaux chinois  

– Hopachaï Apachaï : surnommé le Dieu de la Mort du Muay Thaï 

– Akisame Koetsuji  :  surnommé le Philosophe des arts martiaux

– Hayato Furinji surnommé le Surhomme Invincible et Grand Maître de Ryôzanpaku   

  • À chaque tome, on suit avec plaisir  les misères de Kenichi dans ses entraînements et dans ses combats dynamisés par les dessins du scénariste/dessinateur Shun MATSUENA redoublant d’ingéniosité pour nous surprendre à chaque combat et à chaque entraînement.
  • Grâce à son talent, ce dernier fait gagner en maturité à la fois Kenichi au fil de ses rencontres et de ses combats, puis aussi son univers notamment avec l’apparition de Yami/Yomi, les alter-egos du Ryozanpaku, tout comme les dessins du mangaka évoluent parallèlement à son héros.
  • Mention  à  l’excellent travail de l’éditeur KUROKAWA sur les couvertures mettant en valeur les qualités de ce titre.
  • Au fur et à mesure, on s’attache progressivement à la fois à Kenichi et à Miu mais aussi aux Maîtres du Ryozanpaku car, au fur et à mesure de la lecture, on découvre leur passé.
  • Dans l’univers des shônens/Nekketsus classiques, les mangakas  misent pour la plupart sur des batailles épiques à coup de pouvoirs dévastateurs. Dans Kenichi – Le Disciple Ultime, le mangaka mise sur la sobriété sans pouvoirs dévastateurs ni surenchère.

 

Les points négatifs

  • Contre toute attente, ce titre, aux nombreuses qualités, est boudé par une grosse partie du lectorat français. Cela peut s’expliquer du fait que ce titre ne correspond pas à la demande des lecteurs de shônens/nekketsu actuels du marché friands de personnages overcheatés à outrances comme ceux d’un certain magazine.
  • L’investissement financier peut aussi en être une raison car, au Japon, le titre s’est terminé en 61 tomes. Chez nous, les éditions KUROKAWA ont décidé d’une parution en deux saisons. La première saison s’est terminée en 29 tomes alors que la seconde, intitulée Les Disciples de l’Ombre, est en cours de parution et comptera 32 tomes.
  • Le manque de promotion autour de la licence a été un frein car c’est dommage de ne pas avoir licencié l’adaptation en anime de 50 épisodes, produite par TMS ENTERTAINMENT, qui a été diffusée en 2006 couvrant les 16 premiers tomes regroupant l’arc Ragnarok. Puis une série de 11 OVAs démarrant à peu près après la fin de la saison une de l’anime, a été produite par Brain Base.

Ces adaptations ne sont jamais arrivées dans notre contrée.

Verdict

Je vais aller droit au but. Ce manga est une tuerie absolue. J’entends par là que, si vous cherchez un vrai shônen et avez marre de tous ses shônens ultra-commerciaux où les héros sont overcheatés à outrance, ce manga est fait pour vous. J’ai basé mon avis sur ma propre expérience de lecture. Je n’ai pas honte en avouant que j’ai eu ma période « shônens/nekketsu dopés aux hormones ». Je les ai laissés car j’ai trouvé en Kenichi – Le Disciple Ultime ce petit brin de folie qui fait énormément défaut à ces mangas ultra-commerciaux actuels et à venir. Toutefois, je varie mes lectures shônens avec Toriko et World Trigger même si ces derniers sont aussi boudés par le lectorat.

Foncez l’acheter, certes, au vu du nombre de tomes parus, cela présente un gros investissement. Au final, c’est du gagnant-gagnant.

Donnez sa chance à ce fantastique manga qui le mérite plus que les gros hits actuels. 

Je vous souhaite une bonne lecture 

Lien éditeur :  Kurokawa

[Sources : site web du mangaka  et Manga-News ]

 

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Chroniqueur manga/anime/film d'animation/ Light Novel/Newseur/CM à la OMW Mes opinions regardent que moi Accesoirement Co-chef Fan d'Azur Lane et de Mobile Suit Gundam (sauf certains titres de la licence)
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