Tales of Zestiria !

Tales of Zestiria, sorti en octobre 2015, sur notre bon vieux continent, sur PS3, PS4 et PC, est un J-RPG . Pardon, qu’est ce qu’un J-RPG ? C’est un jeu de rôle d’origine japonaise. La différence avec les systèmes de jeu occidentaux se situe essentiellement au niveau de la jouabilité. Par exemple, pendant les combats, le temps se déroule de façon « dilatée » alors que les phases d’explorations sont en temps réel. Le jeu a été produit par Bandai Namco (comme d’habitude). Le jeu avait été annoncé à l’occasion des 20 ans de la licence, pour le plus grand bonheur des fans.

Nous suivons l’histoire de Sorey, un jeune homme élevé depuis son enfance par des Séraphins, divinités humanoïdes régies par les éléments : Feu, Eau, Terre, Air. Sorey est capable de les voir, les entendre et de leur parler mais ce n’est pas le cas des autres humains qui ont perdu leur foi en eux. D’ailleurs, peu de Séraphins vivent encore auprès des humains et nombre d’entre eux se sont réfugiés dans le village de Sorey : Elysia, la patrie des Séraphins. Ce village est protégé par le grand-père adoptif de Sorey et de Mikléo – son meilleur ami , un Séraphin de l’eau.

C’est après avoir rencontré une jeune humaine, Alisha, que Sorey se décide à quitter son village et parcourir le monde car il semblerait bien qu’il soit le Grand Berger destiné à purifier le monde, dont parle la Légende. Il sera confronté à la Malveillance du cœur des hommes, qui les corrompt et transforme non seulement les hommes mais aussi les Séraphins en monstres appelés Hellions. Avec l’aide d’alliés humains ou Séraphins, il devra affronter le Seigneur des Calamités, la source de toute la Malveillance…

tales-of-zestiria-ps3-rpg
#TeamSorey 

Sorey : Le personnage principal. Un jeune homme élevé par des Séraphins. Passionné par les ruines, il est très naïf mais c’est quelqu’un de courageux et de foncièrement bienveillant.

Mikléo : Le meilleur ami d’enfance de Sorey. C’est un Séraphin de l’eau. Toujours en compétition avec Sorey, il lui est très fidèle malgré son mauvais caractère.

Lailah : Le Seigneur principal de Sorey : Lailah dormait depuis plusieurs siècles au cœur de la Lame Sacrée, elle se lie à Sorey et fait de lui le Berger. C’est une jeune femme sérieuse et pleine de compassion mais elle a un humour douteux.

Edna : Séraphine de la Terre. C’est une Séraphine qui n’aime pas les humains et qui a vraiment très mauvais caractère.

Alisha : Princesse du Royaume d’Hyland, elle est la première Écuyère de Sorey. Ayant été entraîné comme un chevalier depuis son enfance, c’est quelqu’un de très droit.

Rose : Une humaine. Très douée avec deux lames, Rose sera la seconde écuyère de Sorey. Elle a peur des fantômes, et donc des Séraphins puisqu’elle ne les voit pas.

Dezel : Séraphin du Vent, Dezel est taciturne et réservé. Il ne quitte jamais Rose, qu’il apprécie beaucoup et qu’il protège.

Zavied : Séraphin du Vent lui aussi, Zaveid est très différent de Dezel : d’un naturel assez bavard et provocateur, il se considère comme un grand romantique et ne rate pas une occasion de draguer les filles du groupe.

Sergei : Chevalier du Royaume de Rolance, c’est un combattant émérite et un homme droit.

Maltran : Considéré comme un des meilleurs combattants de tous les temps, c’est aussi le maître d’arme personnel d’Alisha.

Côté gameplay

On nous avait vendu de l’open-world mais, non, ce ne sera pas pour cette fois ! Alors certes, ça ressemble à de l’open-world, mais on est très loin de Skyrim ou The Witcher 3. Ce qui est vraiment dommage, et particulièrement notable, c’est que les décors sont globalement vides, avec quelques arbres et rochers par-ci par-là. Les zones du jeu sont accessibles au fur et à mesure des événements mais, souvent, on se retrouve bloqué devant une paroi invisible qui nous empêche d’accéder aux zones à notre aise. Le reste des niveaux est encore beaucoup trop linéaire et monotone avec des couloirs sans fin et, malgré quelques actions possibles comme les sauts ou l’escalade, sont assez ennuyants. Les personnages, eux, bénéficient d’un design plus soigné avec des tenues différentes que l’on débloque ainsi que des accessoires.

Zestiria06
Le jeu est bien réalisé, même si on peut reconsidérer le manque de détails du paysage. 

Dans Tales of Zestiria, surtout ne comptez pas sur les ennemis pour apparaître bien en avance, ils apparaîtront pile devant vous, à tel point qu’on finit par se demander si Sorey et son équipe n’auraient pas besoin de lunettes…

Pour les phases de combats, on regrette presque les opus précédents où elles étaient, certes, marquées mais nous permettait de combattre dans un espace suffisamment spacieux pour faire à peu près ce que l’on veut. Ici, pour peu que la zone soit étroite – comme les habituels longs couloirs – et c’est le début du cauchemar. La caméra devient brouillonne et la mêlée si confuse qu’on se retrouve à taper dans tous les sens en espérant faire mouche.

Tales-Of-Zestiria-Combat02
« Errrrrr… Mais qu’est-ce qu’il se passe ?! » (Phrase répétée plusieurs fois par partie.) 

 

Les développeurs ont fait le choix de revenir à un système proche de celui de Tales of Graces, c’est donc à l’aide de chaînes spirituelles (CS) que vous pourrez effectuer des combos dévastateurs ! Votre quota de CS vous permettra de réaliser diverses actions comme des attaques, des artes (des attaques élémentaires) et des Pas de côté pour vous déplacer plus vite ou pour esquiver une attaque. Le jeu repose sur l’équilibre délicat, qu’il vous faudra préserver, entre l’attaque (qui consomme des CS) et la défense/l’esquive (qui permet de les recharger) sous peine de vous retrouver dans une situation forte désagréable ! Chaque monstre (ou héllion) possède une vulnérabilité et une ou plusieurs résistances, nous obligeant à jongler entre les techniques/artes et les Séraphins pour infliger le maximum de dégâts, mais aussi pour interrompre ses combos.

Rajoutons à cela le système de l’Armatisation et d’artes mystiques. Les artes mystiques sont des attaques très puissantes qui ne sont utilisables qu’après un type de combo spécifique et en utilisant un nombre de point de la Jauge de Puissance (JP). Ces attaques profitent d’une séquence d’animation dédiée pendant le combat où l’on voit le personnage réaliser l’attaque – très impressionnante – sans pour autant couper le rythme du combat. La JP sert aussi à réaliser une Armatisation, c’est-à-dire à fusionner un humain avec un Séraphin pour donner un personnage qui incarne la puissance d’un élément.

ToZ-Stream_05-31-14_002
Sorey + Lailah = FIRE !! 

Le personnage est, en effet, surpuissant et bénéficie des caractéristiques de ses eux sources, ce qui peut réellement sauver une partie ! Surtout quand on sait que l’on peut ressusciter l’humain grâce à une Armatisation bien placée : un avantage non négligeable. Le personnage issu de la fusion hérite de plusieurs attaques dévastatrices et d’une capacité permettant une énorme régénération de PV pour lui et/ou ces alliés. Pourtant l’Armatisation n’est pas non plus sans faille : le personnage issu de la fusion est bien plus lent que les autres, ces attaques sont bien plus longues à être lancées. Enfin, et ce n’est pas négligeable, en réalisant une fusion vous perdez un combattant : de quatre combattants autonomes, vous passez à trois ou parfois même à deux, ce qui rend les combats moins nerveux et laisse moins de marge d’erreur.

Les fans de l’optimisation seront très heureux de découvrir dans les menus de nombreuses façon de customiser et de spécialiser son personnage grâce, notamment, aux talents de soutien et à l’équipement. Vous avez désormais la possibilité de fusionner l’équipement pour l’améliorer et lui conférer des compétences inédites ! Certains objets inutiles autrement possèdent des capacités spéciales, ce qui vous donnera l’occasion de tester différentes fusions et combinaisons de capacités ! En activant les talents de soutien de vos personnages, vous obtiendrez de façon régulière des consommables ou de l’argent, par exemple. D’autres talents vous permettront de découvrir des points d’intérêt ou d’augmenter votre vitesse de course. Hors combat, des capacités vous seront données par vos Séraphins et vous permettront de réagir avec votre environnement : par exemple, le pouvoir de Dezel de se déplacer par-dessus les gouffres ou la capacité d’Edna, qui casse les gros rochers.

Un dernier point très intéressant : les Normins. Les Normins sont des petites créatures qui ressemblent à des chats qu’il vous faudra chasser et récupérer pendant le jeu. Ils conféreront des capacités-bonus à votre équipement si vous les mettez au service d’un des Seigneurs de la Terre qui règne sur chaque région du jeu. Sachez aussi que les Seigneurs de la Terre représentent une des quêtes annexes du jeu, qui vous permettra d’accéder à des bonus plus importants par zone : tel que le renouvellement des trésors dans les coffres. Leur attribuer des Normins permet aussi d’améliorer les chances de trouver certains types d’équipements et d’y ajouter de nouvelles capacités, moyennant un renforcement de la puissance des ennemis de la zone.

 

tumblr_nw14q6drAR1rkuq06o1_1280
Mignoooooon ET insupportable ! <3 

Le visuel

Étant une vraie fan de la série, j’adore le design des personnages et, en général, l’univers graphique du jeu. Là encore, je n’ai pas été déçue. Mention spéciale à Lailah qui est tout simplement magnifique.

Le doublage des personnages est très bien réalisé, que ce soit en japonais ou en anglais et je n’ai pas vu de mauvais sous-titre français. J’ai adoré la bande-son du jeu et spécialement la musique de générique : White Light de Superfly. J’ai trouvé qu’elle collait bien à l’univers.  Les cut-scènes sont bien amenées et on se laisse surprendre par le dynamisme des animations, des interactions et le naturel avec lequel tout cela se met en place, sans forcer. On prend plaisir à voir le jeu se révéler peu à peu et à découvrir de nouveaux horizons et personnages. De nombreuses scénettes, comme toujours, où l’on peut voir les personnages en version animée qui discutent de toutes sortes de choses et qui donne l’occasion de rigoler un bon coup (Car c’est souvent absurde).

Tales.of.Zestiria.full.1980935
L’équipe de Tales of Zestiria au complet ! 

Chaque région du jeu possède un thème bien particulier par exemple le désert ou les marécages et il est vraiment plaisant de les explorer pour découvrir tous les trésors et les différents types d’hellions du jeu. Le village des Séraphins du début est clairement un petit bout de Paradis avec ce côté isolés dans les nuages et sa beauté. De plus, l’aspect des villes humaines change en fonction de la corruption de ces habitants: si la zone est très corrompue, une « pluie »  malsaine tomber alors que si le Seigneur de la Terre a été rétabli, on peut voir une pluie de lumière blanche sur la zone.

J’ai passé un temps fou à relooker les personnages ! J’ai beaucoup aimé avoir des tenues secondaires pour eux et d’autres petites choses comme des chapeaux, des couettes ou des sacs. Par contre, ce qui est dommage, c’est que les Armatisations sont, certes, très classe mais elles se ressemblent toutes beaucoup au niveau du design. Bien sûr, les armes changent, par exemple avec Edna, on obtient des gants en roche et avec Lailah , une énorme épée enflammée. Ce qui change peu en fait, c’est la couleur en fonction des éléments terre, eau, vent et feu.

En tout cas, si vous aimez le style manga, vous allez vraiment aimer ce jeu !

 

Ce que j’en pense

Bon, je l’ai déjà dit plus haut mais : je suis une grande fan de la série. Malheureusement, je suis beaucoup moins fan de Tales of Graces et, comme Tales of Zestiria en est beaucoup inspiré, j’ai eu un peu de mal à m’attacher aux personnages et au jeu. En plus, j’ai trouvé dommage qu’Alisha ne soit pas plus présente dans le jeu alors que c’est la raison pour laquelle Sorey quitte sa montagne et son village. J’ai aussi largement préféré le système de combat de Tales of Xillia et Tales of Symphonia qui sont, pour moi, les deux meilleurs Tales of.

Pour autant, j’étais très contente de voir que ce jeu était très différent et innovant par rapport aux autres. On a bien senti que les développeurs ont tenté pas mal de nouvelles choses et c’est vraiment très bien, même si ça m’a moins plu. Ça m’a fait plaisir de voir une licence qui tente d’évoluer et non en refaisant toujours la même chose, les mêmes mécaniques et le même contenu. ^^

Pour ce qui est de l’histoire, le concept du Séraphin est très sympa et l’univers est cohérent avec lui-même. Les relations entre les personnages humains et Séraphins sont complexes, notamment entre Dezel et Rose, et créent un réel intérêt dans le jeu. Un des passages qui m’a le plus marqué est celui où Sorey se retrouve seul face à l’armée d’Hellions mais qu’il continue de se battre courageusement jusqu’au bout alors qu’il est clairement terrorisé !

Dernière petite chose à signaler : le jeu a deux fins, une bonne et une mauvaise. Sans faire exprès, j’ai fait la mauvaise fin et j’ai juste pas compris ce qui se passait pendant la dernière d’animation. Je trouve ça vraiment dommage ! Et même la « bonne fin » en elle-même donne très peu de réponses aux questions que se pose le joueur, clairement cela donne une impression de fin bâclée, un peu rattrapée avec le DLC d’Alisha, mais tout de même !

Pour ce qui est de la note, je mets un 7/10, un jeu sympa mais que je ne referai sans doute pas, ou pas tout de suite. ^^

 

 

 

 

Comments

commentaires