Les critiques de SandRock : Ulysse 31

« Quiconque ose défier la puissance de Zeus doit être puni. Tu erreras désormais dans un monde inconnu. Jusqu’au Royaume Hadès, vos corps resteront inertes »Cette année, nous fêtons le 160ème anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon voilà l’occasion de parler d’une des co-production franco-japonaise mythique des années 80 en matière d’anime : Ulysse 31.

Ulysse 31 © DIC, Tokyo Movie Shinsha – IDP

Au 31ème siècle, Ulysse, coordinateur de la paix solaire, quitte la base de Troie à bord de l’Odysséus, fantastique vaisseau spatial, en route pour la Terre. Il est accompagné de nombreux compagnons, tel que Nestor ou Euryclée et de son fils Télémaque, qui vient juste de fêter son anniversaire. Alors que l’Odysséus passe au large d’une planète inconnue, Télémaque est mystérieusement enlevé par une boule de feu, et se retrouve prêt à être sacrifié à un être fabuleux : le Cyclope ! Ulysse et ses compagnons parviennent à le délivrer, ainsi que deux Zotriens, Thémis et Noumaïos. Mais le Cyclope est détruit, déchaînant la colère de Poséidon. Les dieux décidèrent alors de punir Ulysse : « Quiconque ose défier la puissance de Zeus doit être puni. Tu erreras désormais dans un monde inconnu, jusqu’au royaume d’Hadès, vos corps resteront inertes… ». Ainsi Zeus a parlé. Ulysse est alors projeté dans un autre univers, l’Olympe, et tous ses compagnons se retrouvent figés, à l’exception de Télémaque, Thémis et Nono le petit robot, cadeau d’Ulysse à son fils. Le chemin menant jusqu’à la Terre a aussi été effacé de la mémoire de Shyrka, l’ordinateur de l’Odysséus. Nos amis se retrouvent perdu dans un monde inconnu… 

Staff

  • Studios d’animation : DICTokyo Movie Shinsha
  • Réalisateurs : Bernard Deyriès et Tadao Nagahama
  • Scénaristes : Jean Chalopin, Nina Wolmark, Yoshitake Suzuki, Keiko Sugie, Chifude Asakura et Homère (Auteur « historique »)
  • Chara-Design : Shingo Araki, Michi Himeno
  • Mecha – Design : Philippe Bouchet (alias Manchu), Noriyuki Moto et Shôji Kawamori
  • Musique : Shuki Levy, Haïm Saban, Denny Crockett, Ike Egan (VF) et Kei Wakakusa (VO)
  • Nombre d’épisode : 26
  • Durée d’un épisode : 25 min
  • Année de production : 1979 – 1981
  • 1ère diffusion en France : 3 octobre 1981 (FR3 – Hors émission)
  • Licencié en France : IDP

Générique 01

Générique 02

Opening japonais

Générique de fin

Bande originale

OSTs

Verdict

« Quiconque ose défier la puissance de Zeus doit être puni. Tu erreras désormais dans un monde inconnu. Jusqu’au Royaume Hadès, vos corps resteront inertes »

Qui n’a jamais frissonné en regardant et écoutant cet intro mythique d’Ulysse 31 sur fond de synthé des années 80 et cette voix-off qui, accessoirement est celle de Zeus. Nous la devons à Jean Topart,  qu’on retrouve toujours au même poste dans les documentaires à la fin de chaque épisode des Mystérieuses Cités d’Or. Il est aussi le narrateur dans d’autres animés cultes des années 80 comme Lady Oscar et Rémi sans famille.

Contrairement à certains titres phares des années 80 comme Saint Seiya, Olive et Tom, Dragon Ball, … qui ont très mal vieilli, Ulysse 31, même 37 ans après sa première diffusion, garde cette fraîcheur épique que peu d’animés actuels arrivent à égaler malgré les prouesses en matière d’animation.

Malheureusement, 37 ans plus tard, après s’être perdu dans l’Olympe, ce pauvre Ulysse semble s’être égaré dans la mémoire collective. Avec un œil un peu plus adulte, pour moi, cet animé est un chef d’oeuvre. Quand on est gamin surtout à l’époque, il était dur de s’en apercevoir, mais maintenant, ça saute aux yeux :

  • Un générique culte;
  • Co-production franco-japonaise;
  • Un doublage mythique notamment celui de Jean Topart en Zeus;
  • Une bande son magique et inoubliable;
  • Le thème de la mythologie grecque y est utilisé de façon très intelligente;
  • La présence du grand Shingo Araki au chara design;
  • Transformer l’Odyssée d’Homère, récit datant de la fin du 8ème siècle av. J.-C en space opéra à la sauce Star Wars;
  • Une mascotte emblématique et attachante comme Nono le petit robot.

Avec tous ces ingrédients, pour beaucoup comme moi, Ulysse 31  reste une référence en matière d’animés cultes comme Cobra, Lady Oscar,… et donnant une image très positive de la japanime avant l’arrivée du Club Dorothée et des conséquences qu’on lui connaît.

Si vous souhaitez faire découvrir à vos enfants la japanime, Ulysse 31 est un très bon début.

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Bonne lecture

Source : Ici

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