Les critiques de SandRock : Goshu le violoncelliste

À l’origine, Goshu le violoncelliste est une nouvelle de Kenji Miyasawa qui est l’un des auteurs japonais les plus réputés et les plus adaptés. Le grand Leiji Matsumoto s’est aussi inspiré d’une des œuvres de cet auteur pour l’un de ces plus célèbres mangas : Galaxy Express. Son adaptation en film d’animation est l’œuvre du regretté Isao Takahata en 1982. La gestation de cette dernière a duré six ans et regroupant qu’une petite équipe autour de Isao Takahata.

Goshu le violoncelliste © Oh Productions – Les Films du Paradoxe

Trailer

Goshu est un joueur de violoncelle maladroit qui officie au sein de l’orchestre de sa ville. Mais alors que le jeune homme rêve secrètement d’égaler son modèle, le fameux Ludwig Van Beethoven, ses performances sont jugées médiocres par le chef d’orchestre. Le jeune homme a beau s’exercer des nuits entières pour progresser, rien n’y fait. Mais un soir, un étrange chat vient lui rendre visite et lui demande de jouer pour lui.

Staff

  • Studio d’animation :Oh Productions
  • Réalisateur : Isao Takahata
  • Scénaristes : Isao Takahata et Kenji Miyasawa (auteur de la nouvelle)
  • Chara-Design : Shunji Saida
  • Musiques : Michio Mamiya
  • Nombre d’épisode :  1
  • Durée d’un épisode : 1h10
  • Années de production : 1982
  • Licenciés en France : LCJ et  Les Films du Paradoxe

Verdict

MAGIQUE, MERVEILLEUX, SPLENDIDE, ÉMOUVANT, ENVOÛTANT, UNIQUE … Les mots me manquent pour exprimer ce que j’ai ressenti lors de mon visionnage de ce film d’animation.

Du côté de la bande son, le réalisateur reprend principalement la 6ème symphonie de Beethoven. Cette dernière se compose de cinq mouvements retranscrivant au travers des sons les sentiments émanant d’un lieu, d’une ambiance ou d’une action. Il faut ajouter à cette bande son des compositions originales et étonnement on a la présence du célèbre French cancan issue de La Vie Parisienne d’Offenbach. Tout cela est orchestré sous la direction de Michio Mamiya.

Extrait 01

Extrait 02

On retrouve le talent de ce compositeur sur plusieurs films de Takahata comme Horus, prince du Soleil en 1968, et le cultissime Le Tombeau des Lucioles en 1988. On suit le «parcours initiatique» de Goshu à travers ces rencontres avec divers animaux comme le chat, le coucou, le blaireau dans la version française alors que on voit clairement un tanuki et le souriceau accompagné de sa mère.

Ces dernières auront des impacts dans l’évolution de Goshu avec la célèbre morale : lorsqu’on a du cœur et qu’on est persévérant, on est forcément récompenséConcernant le doublage, j’ai été agréablement étonné de reconnaître deux grands noms de ce domaine : Eric Legrand et Patrick Borg. Ça m’a fait bizarre d’entendre les voix de Végéta (Eric Legrand) en chat et de Sangoku (Patrick Borg) en coucou.

Même si le film est arrivé tardivement chez nous en 2001, chez l’éditeur LCJ puis en 2007, via Films Paradoxe, avec Goshu le violoncelliste, le regretté Isao Takahata signe avec ce film un véritable petit bijou en matière de film d’animation, digne de son immense talent. Si vous avez la chance de le trouver, regardez le absolument.

Bon visionnage

Source : Ici

Comments

commentaires