Les critiques de SandRock : Goblin Slayer

« Il ne confie son sort à aucun jet de dés » Goblin Slayer est un light novel scénarisé par Kumo Kagyu, illustré par Noboru Kannatuki et édité par SB Creative depuis février 2016. Ce titre connaîtra une adaptation en manga par Kousuke Kurose qui est pré-publiée dans le magazine Monthy Big Gangan de Square Enix. Les deux formats sont édités en France par Kurokawa depuis le 13 septembre 2018. De plus, l’adaptation animée est prévue en simulcast sur Wakanim et en support physique chez All The AnimeMa critique concernera le premier tome du light novel.

Goblin Slayer © SoftBank Creative – Kurokawa

Une jeune prêtresse entreprend sa première quête, mais elle et ses compagnons d’aventure, inconscients du danger, se retrouvent presque aussitôt en fâcheuse posture. Un inconnu se porte à leur secours : Goblin Slayer, qui a voué son existence à exterminer les gobelins par tous les moyens. C’est une tâche dangereuse, sordide et ingrate, mais il la mène à bien mieux que quiconque. La rumeur des exploits du crève-gobelins se propage, et des aventuriers hors du commun pourraient bien solliciter son aide…

  • Titre : Goblin Slayer
  • Type : LN – Light Novel
  • Catégories : Action, Heroïc-fantasy
  • Public : Public averti
  • Dessinateur :Noboru Kannatuki
  • Scénariste : Kumo Kagyu
  • Editeur japonais : SoftBank Creative
  • Editeur français : Kurokawa
  • Année de parution japonaise : 2016
  • Date de parution française : 13 septembre 2018
  • Statut : En cours
  • Nombre de tomes : 7 tomes au Japon – 1 tome en France

Avis

Quand on parle de Dark fantasy, la plupart du lectorat manga vous citeront le plus connu Berserk et aussi The Arm Peddler en moins connu. En France, nous connaissions ce genre à travers certains titres dont les deux déjà cités. Cependant, c’est une première en ce qui concerne le light novel. Normal vu que ce marché est encore tout jeune pour nous et c’est une première pour l’éditeur Kurokawa.

Bon revenons à Goblin Slayer, côté scénario, on se trouve pour l’instant devant du classique avec des Goblins attaquant un village ou un groupe d´aventuriers en violant les femmes et finissant par les tuant de la pire des manières. Puis le Héros arrive. Cependant, Kumo Kagyu tente de créer son propre univers à travers ces énigmatiques Divinités jouant le destin des Hommes sur des coups de dés. On a l’impression que ces derniers jouent à une sorte de Livre dont vous êtes le Héros ou à Donjon et Dragon. Même si un grain de sable semble enrayer la machine.

Contrairement à son adaptation en manga qui mise plus la surdose à outrance du gore avec les scènes de tuerie et de viol , le scénariste n’a pas besoin de surenchère pour permettre aux lecteurs de s’imaginer les dites scènes. Concernant la galerie des personnages, on se retrouve encore dans le classique avec Guildes, classes, Bestiaires,… un duo de personnages principaux aux caractères différents, les querelles entre le nain et l’Elfe. Par moment, on sent une sorte d’influence du Seigneur des Anneaux…. Concernant l’un des protagonistes principaux, on ne connaît ni son visage ni son véritable nom car le scénariste utilise souvent les termes Goblin Slayer, Crève Goblins,… ou « Il« . Son background semble être clair, classique et facile à deviner au vu de son obsession pour les Goblins. Son évolution se construit au gré de ses rencontres et de l’influence de sa co-équipière.

En ce qui concerne les illustrations, on est gâté par ces dernières grâce à Noboru Kannatuki retranscrivant des plus belles des manières l’univers né de la plume de Kumo Kagyu.

 

Goblin Slayer © SoftBank Creative – Kurokawa
Goblin Slayer © SoftBank Creative – Kurokawa
Goblin Slayer © SoftBank Creative – Kurokawa

Côté édition, Kurokawa s’en tire avec les honneurs pour un premier light novel :

  • Les illustrations internes sont conservées.
  • Le prix plus qu’abordable.
  • L’illustration de la couverture originale est mise à l’intérieur à défaut de ne pas l’avoir en couverture.
  • Le format 205 x 130 mm type roman est très bien trouvé.
  • Beau travail du graphiste pour la couverture.

Cette première n’est pas exempt de petits défauts:

  • La qualité du papier qui est délicat car se déchirant facilement et risquant de jaunir avec le temps.
  • Dommage que la couverture japonais n’est pas été conservée même si je comprends le but de Kurokawa de toucher le plus de monde possible même ceux allergiques à la lecture de roman
  • Contrairement à Ofelbe, l’éditeur a opté pour une sortie en simultanée avec le manga. Cependant, les deux versions ciblent des publics relativement différents, Kurokawa espère que la popularité du manga pourrait aider la vente et le bouche à oreille au sujet du light novel.

En conclusion, pour un premier essai, Kurokawa s’en sort honorablement, même si tout n’est pas parfait. Connaissant le professionnalisme de cet éditeur, je pense qu’ils progresseront pour nous fournir encore plus de light novel à l’avenir. Certains critiqueront le choix de cette licence très conventionnelle mais je pense qu’au fond, c’est un bon choix pour un commencement compte tenu de l’actualité de la licence avec l’arrivée de l’adaptation animée en France via Wakanim et All The Anime. J’espère que l’éditeur tiendra compte du petit soucis sur la qualité du papier même si cela occasionne une petite montée du prix du light novel.

Je me permets de revenir sur le point concernant la qualité du papier. Je me suis renseigné auprès de l’éditeur. Je remercie au passage le ou la Community Manager d’avoir pris le temps de me répondre. Il y a plusieurs raisons à cela :

  • Tout a été calculé pour que ce premier volume soit lancé en temps et en heure, dans le respect du budget qui leur a été alloué pour ce titre et dans le respect des droits de l’ayant-droit.
  • Il s’agit d’un premier essai pour eux en terme de roman et tous les retours seront pris en compte dans l’édition éventuelle de futurs LN.
  • Afin d’être certains de pouvoir nous proposer ce titre auquel l’éditeur tenait sous ce format, ils ont dû donc faire des choix économiques complexes.
    Si les ventes fonctionnent, sans doute ils pourront améliorer certains aspects

Concernant le titre de Goblin Slayer, je continuerai à le lire et sûrement à le prêter car ce titre demande à se bonifier avec le temps. J’ai vraiment hâte que le tome deux sorte. Félicitation Kurokawa pour votre entrée dans ce marché et vivement la suite puis d’autres titres à l’avenir.

Bonne lecture !
[Sources : Ici et Ici]

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