Les Conseils de SandRock : Une femme de Showa

« Le chef d’œuvre miraculé de deux monstres sacrés du manga ! »

À la base, Une femme de Showa est une collaboration entre deux monuments du manga, tous les deux malheureusement décédés. On doit le scénario à Kajiwara Ikki, connu aussi sous les pseudonymes Takamori Asaki et Takamori Asao (Ashita no Joe et Tiger Mask) et Kamimura Kazuo ( Lady Snow Blood…) aux illustrations. Ce one-shot fut publié dans le magazine Apache et est disponible chez nous, aux Éditions Kana.

Une femme de Showa © Kamimura Kazuo – Kajiwara Ikki/ Kodansha – Kana

Synopsis

Dans l’immédiate après-guerre, la petite Shôko est livrée à elle-même après le décès tragique de sa mère. Réduite au vol, elle va tout mettre en œuvre pour survivre dans ce Japon qui se reconstruit. La jeune fille est animée par la vengeance et elle punira tous ceux qui font du mal aux personnes qui l’ont aidée…

Infos

  • Titre : Une femme de Showa
  • Genre  : Seinen
  • Catégories : Drame et Historique
  • Magazine prépublication : Apache
  • Public  : Interdit au moins de 16 ans
  • Dessinateur : Kamimura Kazuo
  • Scénariste : Kajiwara Ikki
  • Année de parution japonaise : 1977
  • Date de parution française : 20 janvier 2017
  • Statut : Terminé
  • Nombre de tome total : 1

 Avis

Avant de donner mon avis sur cette œuvre, il est important de la replacer dans son contexte. Comme son titre l’indique, le récit se déroule durant l’ère où l’empereur Shōwa (Hirohito) régna sur le pays. Elle débuta le 25 décembre 1926, et s’acheva le 7 janvier 1989. Pour le Japon, cette période fut la plus sombre de son histoire car elle était synonyme de la montée en puissance du militarisme accompagné des conséquences que l’on connaît : l’invasion de la Chine (Guerre sino-japonaise (1937-1945)), qualifiée de « guerre sainte » avec tous ses massacres jusqu’à la défaite du Japon en 1945.

Compte tenu de ce contexte, il faut aborder cette œuvre en étant bien conscient, comme dans Lady Snow Blood, que ce one-shot n’est pas à la portée de tout le monde. Ce manga s’adresse à un public averti et majeur car il ne nous épargne aucun tabou, et n’est pas à mettre entre toutes les mains.

C’est mon deuxième manga de Kamimura Kazuo, et c’est une véritable merveille. Le talent de ce dernier conjugué avec le scénario de Kajiwara Ikki rend la lecture du manga passionnante et immersive. On suit avec empathie la vie d’une autre femme fatale, de son enfance à l’âge d’adulte, à travers cette époque de chaos pendant et après la guerre.

Une femme de Showa © Kamimura Kazuo – Kajiwara Ikki/ Kodansha – Kana
Une femme de Showa © Kamimura Kazuo – Kajiwara Ikki/ Kodansha – Kana

Bonne lecture !

[Source : Ici]

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