Bioshock Infinite !

I. Présentation

Sorti en mars 2013, Bioshock Infinite est un jeu vidéo d’action et d’aventure à la première personne. Il a été développé par 2K games et édité par Irrational Games sur PC, XBOX 360 et PS3. Contrairement à ce que l’on aurait pu attendre, ce jeu ne fait pas suite aux deux précédents opus, même s’il en garde l’ambiance et la plupart des mécanismes de jeu. J’ai joué à la version PC, ainsi c’est de mon ressenti vis à vis de celle-ci dont je parlerais dans cet article.

II. L’histoire.

Nous sommes en 1912, vous incarnez Brooker DeWitt, un ancien détective de la célèbre Pinkerton National Detective Agency. Criblé de dettes, il doit se rendre à Columbia, la cité flottante, pour régler une affaire d’enlèvement. Dès les premières scènes du jeu, on comprend rapidement qu’il a pour mission de retrouver une jeune femme du nom d’Elizabeth qu’il doit récupérer et emmener à New York, ce qui lui permettrait d’obtenir assez d’argent pour effacer ses dettes. Les commanditaires ne sont pas connus mais on se rend compte, là encore assez vite qu’ils sont très… déterminés.

couic

Grosso modo : ramenez la fille sinon couic, couic et couic.

Quant à Elizabeth, c’est une jeune femme mystérieuse qui est prisonnière depuis sa plus tendre enfance à Columbia. On sait peu de choses sur elle ou sur le pourquoi elle intéresse certains personnages aussi peu fréquentables.

Columbia est une ville flottante magnifique, elle s’approcherait même du Paradis mais qui resterait dans l’esprit colonialiste américain. Les habitants se déplacent d’îlots en îlots par des trams et autres rails aériens. On peut voir de nombreux messages patriotiques et on constate d’entrée de jeu (l’arrivée par un monastère y fait beaucoup) que la religion y est omniprésente. Les habitants, tous de riches propriétaires blancs, vénèrent un prophète dénommé Cumstock, le dirigeant/gourou/grand sauveur de la ville.

III. Le gameplay

Après une bonne demi-heure de jeu, notre détective bourru énerve les habitants, déchaînant la ville contre lui : c’est à partir de ce moment qu’il faudra vous battre ! Bioshock profite d’un système de jeu bien plus nerveux et dynamique que ses deux prédécesseurs : plusieurs innovations ont été apportées au système de combat, si bien que la familiarité d’avec les anciens opus s’estompe dès l’acquisition du crochet aimanté, votre nouveau meilleur ami. En plus d’être indispensable pour se déplacer sur les rails dans une ville flottante comme Columbia, il vous permettra de porter des attaques dévastatrices au corps à corps ainsi que de vous élancer à toute vitesse sur vos ennemis pour les éliminer instantanément. À noter qu’il est possible d’enchaîner des coups au corps à corps jusqu’à débloquer des mises à mort vraiment spectaculaire. Il vous sera possible de sauter de rail en rail pour atteindre des zones inaccessibles autrement ou pour vous enfui-, euh pardon : esquiver lorsqu’un combat devient un peu trop dangereux. Un atout non négligeable dans ce monde de brutes.

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Les premiers sauts font un peu peur mais, ensuite, c’est juste hyper classe /o/

L’ajout d’un petit bouclier qui se recharge automatiquement laissera au joueur l’opportunité de ne pas griller trop vite les objets de soin et la nourriture (si vous jouez en difficile). Vous pourrez vous équiper de deux armes différentes, ce qui vous forcera à : premièrement, économiser les balles et deuxièmement, à courir un peu partout pour récupérer les objets nécessaires en détroussant vos ennemis ou en fouillant l’environnement. Le choix des armes est assez large : que vous préfériez un petit calibre pour le fun et un gros calibre pour les situations difficiles ou que vous fonciez tête baissée en tirant dans tous les sens au fusil à pompe, chacun pourra trouver son style et ses préférences. De plus, vous pourrez améliorer vos armes contre une belle somme d’argent dans les boutiques disséminées partout dans le jeu.

On n’oublie pas bien sur les fameux Plasmides, qui sont renommés, pour l’occasion, « Toniques », que l’on boit pour s’approprier divers pouvoirs. Décharge électrique, contrôle mental, et j’en passe : vous pourrez vous faire plaisir et déchaîner ses pouvoirs qui vous seront, là encore, bien utiles pour vous frayer un chemin parmi la populace enragée. Vous utiliserez des cristaux pour déclencher vos pouvoirs, que vous récupérerez au fur et à mesure du jeu. À noter enfin, que vous pouvez combiner plusieurs pouvoirs pour des effets dévastateurs : surtout gardez bien en tête que c’est la combinaison de vos armes et de vos pouvoirs qui vous permettront d’avancer dans le jeu ! N’hésitez pas à explorer plusieurs styles !

elizabeth

Surement une des bouilles les plus adorables de la terre <3 

Pour finir, et je finis par le meilleur : Elizabeth. Après quelques heures de jeu pour enfin retrouver la jeune femme, elle sera votre partenaire fidèle et indispensable pour le reste du jeu. Elle vous sera utile pour déverrouiller des portes et autres coffres fermés pour peu que vous ayez le matériel ; elle pourra aussi vous approvisionner en munition, nourriture et cristaux. Certaines quêtes annexes avec des codes ne pourront être réussies que grâce à ses connaissances (non pas que vous êtes bête hein, c’est le jeu). Je n’en dis pas beaucoup plus sur Elizabeth car elle est au cœur du scénario. Je m’en voudrais de trop en révéler et vous gâcher la surprise : je vous laisse passer directement à la section Esthétique. Pour les curieux et les connaisseurs, je vous invite à lire le paragraphe suivant.

C’est bon ? Vous êtes prêt ? Bien ! Donc Elizabeth sera réellement une alliée de poids pour vous. Elle est, en fait, capable d’ouvrir des failles dimensionnelles et de les maintenir ouvertes. Elle peut donc, via des zones en surbrillance, faire apparaître des objets qui vous faciliteront la vie comme de la nourriture ou des cristaux. En combat, cette aptitude est très utile pour faire apparaître des tourelles défensives ou bien des crochets pour vous déplacer rapidement. Cela apporte une petite touche stratégique en plus.

IV. L’esthétique

J’ai rarement vu un jeu aussi cohérent au niveau de son graphisme. C’est un de ces jeux qui possèdent une sensibilité particulière, une harmonie qui peut vous toucher profondément. Columbia est un petit bout de Paradis avec cette lumière dorée qui éclaire les rues où les enfants jouent joyeusement sans soucis et sans danger. Les adultes se promènent dans les jardins fleuris, remplis de fontaines et de statues à la gloire d’un personnage connu. Aucune personne ne semble être vieux ou malade, contrairement à ce qu’on avait l’habitude de voir dans les autres Bioshock. On se sent grisé dans ce monde doré, parfait, sans aucun défaut. Finalement, le héro fait presque tâche dans cet univers-là, il détonne vraiment au cœur de ce lieu si pur. Les drapeaux américains et les messages patriotiques où religieux prêtent à sourire mais, on ne peut nier qu’ils posent bien l’ambiance. Évidemment, malgré les merveilles que vous pourrez croiser, on se rend compte peu à peu que cette façade lumineuse n’a rien à envier, en vérité, au monde cruel et froid de Rapture.

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Columbia. On est pas loin du Paradis. 

Les personnages, et principalement Elizabeth, sont très, si ce n’est attachants, au moins charismatiques et plutôt bien faits. Elizabeth est réellement le cœur de cette histoire tant on peut voir le soin que les designers lui ont apporté. Son visage est extrêmement expressif et ouvert, la moindre de ses mimiques montre ce qu’elle ressent : c’est un personnage très humain. Le fait qu’elle soit en permanence avec le joueur en fait un élément très important, et on se plaît à la regarder agir et réagir avec son environnement comme un humain le ferait. Pendant que le joueur est immobile, fouille ou observe, elle s’accoude au balcon pour regarder la ville de façon totalement indépendante : du coup, on se surprend à la chercher du regard et à être inquiet quand elle disparaît.

Une chose que j’ai oublié de mentionner se sont les Voxophones : des sortes de cassettes audios que vous pouvez trouver au cours du jeu et qui vous donneront une meilleure idée du background du jeu et de l’état d’esprit des personnages. C’est très bien fait et cela permet de mieux comprendre les tenants et aboutissants de la situation sur Columbia et sur les nombreux événements qui s’y sont passés.

Mention spéciale pour l’OST de ce jeu qui est, tout simplement, formidable. Tout comme dans les opus précédents, la musique fait passer une ambiance très facilement et on se retrouve rivé à l’écran, porté tantôt par une musique douce et contemplative, tantôt par des sons plus stridents et franchement effrayants.

V. Mon avis

Mon grand frère m’a offert ce jeu pour mon anniversaire et je le remercie encore pour ça. C’est un jeu exceptionnel que je conseille à tout le monde. Vraiment, même quelqu’un qui n’aime pas les jeux vidéos, je le défie de ne pas tomber amoureux de cet univers. Ce n’est pas un jeu simple, ni bête : tout est fait pour que le jeu soit savouré doucement, pour que le joueur prenne le temps d’observer, d’écouter, d’explorer et de comprendre.

Les propos sont, en réalité, très grave et beaucoup moins manichéens que la plupart des jeux auquelle j’ai joué. Les personnages sont très loin d’être parfaits ! Et c’est ce qui rend les choses aussi intéressantes. Brooker, par exemple, n’est pas exactement quelqu’un de bien : Un alcoolique criblé de dettes qui gagne sa vie en jouant au détective privé. Si bien que l’on en vient à se demander : « Quel est ce personnage que l’on incarne ? Est-ce que nous pouvons lui faire vraiment confiance ? » Parce qu’il a une vraie personnalité, que le joueur ne gère pas ou peu (via les choix) et que son passé est pour le moins confus et ténébreux.

Un des grands atout de ce jeu, je le dis et je l’affirme : Elizabeth. Autant je m’attendais à une jeune fille un peu perdue, autant j’ai été vraiment impressionnée par le caractère et la force de ce personnage pour lequel on finit par ressentir une véritable affection. Au fur et à mesure du jeu, elle grandit et change pour devenir une jeune femme mature et courageuse. J’aime beaucoup le passage où elle se met à danser le plus naturellement du monde avec d’autres personnes dans la rue, et quand elle se blottit contre un feu pour se réchauffer quand on explore la zone des taudis.

Arrêtons-nous ici, en ce qui concerne Bioshock Infinite : ce jeu est un véritable chef d’œuvre et je ne peux que vous encourager à découvrir ses mystères par vous-même. Ce jeu m’a beaucoup touchée et je ne peux qu’espérer qu’il en ira de même pour vous ! C’est un 10/ 10, pour moi ! Héhéhé. =P

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